La mairie a sélectionné un projet de musée d’art contemporain pour l’avenir de la Villa Paradiso, tombée en désuétude depuis plusieurs années. L’idée sera débattue puis, sauf surprise, votée lors du conseil municipal de vendredi prochain…
- LIRE NOTRE DOSSIER - Cimiez, les derniers secrets
C’est, on l’espère, la fin d’un interminable feuilleton. Construite en 1881 par l’architecte Lucien Barbet avant d’être remaniée dix ans plus tard, la Villa Paradiso est l’un des joyaux de la municipalité.
Qui ne sait qu’en faire, depuis des années, après y avoir notamment logé le Conservatoire. Il fut bien question que ce « petit palais de Cimiez » devienne une maison des association. Ou bien un centre de soins géré par un privé. Las, rien n’a abouti et l’édifice, magistral mais fatigué, ferait désormais presque peine à voir.
De récentes rumeurs lui ont prêté un avenir de conservatoire russe. Une brève et timide polémique, sans fondements. Un « projet culturel et de valorisation » sera soumis au vote des élus communaux le 23 mai prochain, et il n’a rien à voir avec tout cela.
Une demeure protégée à plus d’un titre
Tel que le rappelle la mairie, « la Villa Paradiso, demeure de villégiature à l’architecture éclectique, inscrite avec son jardin au titre des Monuments Historiques depuis 2021, fait partie intégrante de ce patrimoine exceptionnel. Elle est protégée par une inscription spécifique au PLU métropolitain (le plan local d’urbanisme, NDLR). C’est également l’une des nombreuses demeures d’exception ayant permis à la ville d’être inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO ».
On n’y fera donc pas n’importe quoi. Christian Estrosi développe, le 16 mai : « Je m’étais engagé l’année dernière à ce que le projet d’acquisition, de restauration et de valorisation propose une offre culturelle qualitative ».
Futur temple de l’art contemporain
« Celui que nous avons sélectionné, présenté par le docteur Massini, collectionneur dans le domaine de l’art contemporain, permettra au public de disposer d’un nouveau pôle culturel, situé entre le MAMAC et les musées Chagall, Matisse et d’archéologie. Il deviendra un élément majeur de la valorisation et de l’attractivité du quartier de Cimiez ».
Ainsi, « Bernard Massini, neurochirurgien et collectionneur d’art, assisté d’un Architecte en Chef des Monuments Historiques et d’un ancien dirigeant de la Fondation Maeght s’est engagé à transformer la demeure en un lieu de rencontre entre l’art vivant et le grand public autour d’une collection particulière d’art contemporain ».
Laquelle est, dit-on, composée de 400 œuvres d’artistes confirmés ou en devenir (Alberola, Cane, Garouste, Hansen, Marzé, Tatah..).
Dans le détail, des expositions estivales thématiques touchant à tous les domaines de la création seront organisées - peinture sculpture, photographie, vidéo. Une « glacerie » haut de gamme, « espace multisensoriel », sera réalisée.
Par ailleurs, le patrimoine architectural et les éléments décoratifs seront restaurés « dans le respect de l’histoire des lieux ».
Bernard Massini, des HLM niçois aux galeries d’art
«On me voit collectionneur, grand bourgeois, mais en fait, j’ai des origines modestes. Je suis petit-fils d’immigrés italiens du coté de mon père et russe du côté de ma mère » racontait Bernard Massini dans les colonnes d’Art Côte d’Azur, en 2013. « Une mère employée d’usine, un père musicien d’orchestre (…) J’ai commencé moi-même, dès 15 ans, à vivre de la batterie. Mon premier cachet, ce fut pour un réveillon dans un pizzeria. » Une jeunesse rue Pertinax, puis dans un HLM niçois. Avant d’être touché par la vocation : « Dans une galerie de la rue de France, j’ai vu deux toiles de ce peintre mentonnais (Emile Marzet, NDLR). J’ai acheté la première en payant sur 10 mois et la seconde 30 ans plus tard ». Les prémices d’une vaste collection, qui a déjà eu l’honneur d’expos, et de recensions dans la presse spécialisée.










Ancien élève aussi de l’époque, je suis bien heureux
de savoir que ce beau bâtiment ne va pas tomber en ruines.
Je pourrai le revoir de l’intérieur, très beau. Bravo !
Il y avait deux dossiers en lice, celui du dr Massini qui souhaitait depuis des années exposer sa collection d’art contemporain à la villa Paradiso et celui du Conservatoire Serge Rachmaninoff de Paris qui proposait de faire de la villa un institut culturel avec des ateliers d’artistes, des cours d’éducation musicales pour les jeunes enfants et les adultes, qui ne sont pas offerts par le conservatoire de Nice, une école de danse, des salles d’exposition etc… avec un budget de 20 millions d’€. Ce projet n’a pas fait l’objet d’une « brève et timide polémique sans fondement », comme le dit l’article, mais bien au… Lire la suite »
C’est vraisemblablement l’architecte Constantin Scala, qui est édifia cette belle demeure en 1896
GÉNIAL de faire un musée d’art contemporain à côté du musée Chagall,de ce magnifique bâtiment ! BRAVO MONSIEUR ESTROSI!.
Une ancienne élève du Conservatoire de l’époque !