Frontière naturelle entre Nice et Villefranche-sur-Mer, le mont Boron propose un panorama resplendissant. Mais pour faire face à certaines nuisances en large progression, la municipalité a décidé, par endroits, d’y installer des grilles. Une initiative vivement dénoncée par la France Insoumise, qui y voit une confiscation.
Une balade dans ce coin merveilleux de la Côte d’Azur a tout pour charmer les curieux. Au milieu d’une belle végétation, s’ouvre devant vous un point de vue somptueux sur la Méditerranée et les paysages côtiers des Alpes-Maritimes. Une sortie revigorante à « quelques pas » seulement du centre de Nice.
Les hauteurs du mont Boron font partie des excursions immanquables de la localité, avec un espace forestier de 57 hectares et une touche historique, puisqu’on y découvre le fort du Mont-Alban, bâti entre 1557 et 1560 sous l’impulsion du Duc de Savoie.
Risques pour l’environnement

Mais si vous vous y êtes rendu ces derniers jours, peut-être avez-vous remarqué que son accès a évolué. En effet, la semaine passée, la municipalité a pris la décision d’y installer des grilles. Selon Pierre-Paul Leonelli, adjoint de Christian Estrosi délégué aux espaces verts, ce choix résulte des « nombreuses dégradations constatées » sur le site.
L’élu affirme que c’est suite à « la demande des riverains » que cette zone a été grillagée et « fermée temporairement ». On déplorait en effet des « squats et des tags ». Par cet acte, la mairie souhaite « en assurer la sécurité et la préservation. » Durant la crise sanitaire, des fêtes sauvages, entraînant dégradations de l’environnement et rassemblements de toxicomanes, y avaient été dénoncées par des Niçois.
Les mesures de la commune sont regrettées par l’antenne locale de la France insoumise. Le 7 novembre, la liste citoyenne (incluant LFI mais aussi des associations) menée par Mireille Damiano aux prochaines élections condamnait la pose de « clôtures de quasiment deux mètres de haut et plus de 500 mètres de long ». Elle demande donc que ces agencements soient « stoppés immédiatement » et réclame des « explications » publiques.
LFI souhaite que soit trouvée « une solution alternative afin de préserver ce site magnifique. » En effet, d’après l’extrême gauche, « grillager cet espace naturel revient à saccager (sic) l’un des plus beaux endroits » de la Baie des Anges. Néanmoins, elle reconnaît qu’il convient de le « protéger des tentatives d’intrusion ou de dégradations. »
Pierre-Paul Leonelli nous précise par ailleurs que « la mairie organisera prochainement une concertation avec les riverains afin de définir ensemble le devenir du site ».
Rappelons que le mont Boron et ses points d’intérêt constituent l’un des secteurs phares de la randonnée et du sport de plein air. On y profite de onze kilomètres de sentiers pédestres, l’idéal pour de la marche ou de la course à pied. L’été, le coin est particulièrement vulnérable aux risques d’incendies, d’où la vigilance qui lui est réservée.







On.sent la haine de la gauche dans cet article. Heureusement, pourtant, qu’ils font le boulot pour avoir des discussions sur ce sujet. Mais honte a Nice Presse.
LFI n’est pas un parti d’extrême gauche selon le Conseil d’Etat.
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Les avis divergent sur ce point