Le Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain de Nice a officiel­lement fermé ses portes ! Pendant quatre ans, la structure connaîtra des travaux de rénovation. Retour sur son histoire et les faits marquants.

Il fait partie de l'ADN de notre cité. Inauguré en 1990, le Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain de Nice a accueilli ses derniers visiteurs ce dimanche 7 janvier. Et pour cause, il sera fermé pendant les quatre prochaines années pour des rénovations. 

Cela s'inscrit dans le cadre du projet de prolon­gement de la promenade du Paillon : le MAMAC intégrera donc "la forêt urbaine" de vingt hectares qui devrait être terminée d'ici décembre 2025. 

Les cinq étages de la structure vont être revisités, tandis qu'à l’extérieur la place Yves Klein sera piéton­nisée. Concernant les œuvres, elles seront exportées dans le monde entier. 

Dès le mois de juin, le musée Fernand-​Léger de Biot accueillera une soixan­taine de produc­tions. Fin avril, 80 pièces seront prêtées pour la grande exposition de Niki de Saint-​Phalle au musée Nelson-​Atkins de Kansas City dans le Missouri.

Alors que ce lieu unique ferme ses portes, Nice-​Presse vous emmène faire un tour dans le passé. 

Une architecture originale au coeur de Nice

mamac nice
Photo : mamac-nice.org

Pendant plus de trente ans, le Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain a proposé des événe­ments variés aux Niçois et aux touristes. On doit son archi­tecture, avec ses quatre tours en marbre de Carrare reliées par des arches de verre et de métal, à Yves Bayard et Henri Vidal.

Voulu par Jacques Médecin, cet établis­sement dévoile de l’art des années 1950 à nos jours, avec plus de 1.300 œuvres, à travers la collection perma­nente mais aussi des exposi­tions temporaires. 

Par exemple, lors de ces dernières années, on a pu voir "Vita Nuova. Nouveaux enjeux de l’art en Italie. 1960-​1975", "Le Théâtre des Objets de Daniel Spoerri" ou encore"Devenir Fleur" avec un éclairage sensible sur l'écologie dans le cadre de la biennale de Nice… 

Deux artistes sont parti­cu­liè­rement liés à cette structure. Premièrement, on retrouve Yves Klein. Pilier du Nouveau réalisme, il est connu pour son très célèbre bleu… Une salle était entiè­rement dédiée à ce Niçois avec des sculp­tures, des bustes… mais aussi le fameux "lit de pigments bleu".

Les œuvres de Niki de Saint Phalle étaient également mises en lumière avec les célèbres Nanas, ses assem­blages et ses tirs ou encore les animaux fantas­tiques… Pour rappel, la plasti­cienne a fait une impor­tante donation au musée en 2001, un an avant sa mort. Il s'agit de l'une des plus grandes collections. 

Un côté festif 

Depuis sa création, ce musée a connu de nombreuses histoires ! Si les amoureux de l'art se rendaient réguliè­rement sur place, ceux qui aiment faire la fête ont également passé de très belles soirées. Le Centre LGBT Côte d’Azur y a organisé sa mythique et populaire fête, la Dolly White Party. Les meilleurs DJ de la Côte d’Azur ont donc mixé sur l'esplanade du Mamac ! 

Des "Crossover" ont également été mises en place. De nombreux artistes se sont produits depuis le musée, comme par exemple, Vladimir Cauchemar en 2018. Différentes anima­tions étaient également prévues. Ce lieu emblé­ma­tique a donc aussi participé à la vie nocturne de notre cité. 

Concernant la direction, en 2016, Hélène Guenin a succédé à Gilbert Perlein. Le poste est resté vacant durant plusieurs mois entraînant un ralen­tis­sement de l'activité.

Depuis son arrivée, la direc­trice continue de développer une politique cultu­relle ambitieuse en créant notamment des exposi­tions en lien avec les enjeux d'aujourd'hui. Rendez-​vous en 2026 pour la suite !

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