Deux hommes ont été déférés vendredi matin devant des juges d’instruction à Nice dans l’enquête sur la tête de porc déposée devant le domicile de Christian Estrosi. Cette affaire, révélée la semaine dernière, intervient à deux jours du premier tour des municipales. Elle s’est invitée au cœur de la campagne du maire sortant, candidat à un quatrième mandat.
Vendredi matin à Nice, les deux hommes placés en garde à vue depuis mercredi ont été présentés aux juges d’instruction. Ils sont entendus dans le cadre de l’enquête ouverte après la découverte d’une tête de porc déposée devant le domicile de Christian Estrosi.
Le parquet de Nice a confirmé leur déferrement. Le procureur Damien Martinelli n’a pas donné davantage de précisions à ce stade, annonçant la publication d’un communiqué plus détaillé dans la journée.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les personnes concernées ont des profils très différents. L’un est un ancien policier de la Direction de la surveillance du territoire (DST), aujourd’hui à la retraite. Âgé de 79 ans, il s’est reconverti en détective privé.
L’autre est un homme d’affaires quadragénaire. Il est décrit comme une connaissance et un soutien de Christian Estrosi.
Les deux hommes ont été placés en garde à vue mercredi avant d’être présentés devant les magistrats chargés du dossier. Deux juges d’instruction ont été saisis de l’information judiciaire ouverte dans cette affaire.
Deux autres hommes interpellés puis placés en détention
Laquelle vise plusieurs qualifications, dont la provocation publique à la haine ou à la violence à raison de la religion. Des faits de violences aggravées visant un élu public sont également mentionnés.
L’affaire avait déjà connu un premier développement la semaine précédente. Deux hommes de nationalité tunisienne avaient été mis en examen et placés en détention préventive.
L’analyse du téléphone de l’un d’eux a révélé des communications avec une proche collaboratrice de Christian Estrosi, selon des éléments cités dans l’enquête. L’intéressé s’estime victime d’une « tentative d’infiltration » et dément toute implication.
Christian Estrosi se déclare partie civile
« Des menaces pèsent sur Nice » estime Christian Estrosi (@cestrosi), qui se dit victime d’une « violente machination » avec l’affaire de la tête de porc#Nice06 #Municipales2026
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) March 12, 2026
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L’affaire intervient à deux jours du premier tour de l’élection municipale. Christian Estrosi, candidat Horizons, brigue un quatrième mandat à la tête de la ville. La séquence intervient alors que les sondages le placent en retard face à son rival Éric Ciotti, candidat de l’alliance UDR-RN.
Selon plusieurs sources proches du dossier citées par l’AFP, l’enquête s’oriente vers une manipulation émanant du camp Estrosi, dont l’élu lui-même n’aurait peut-être pas eu connaissance. Le maire rejette l’hypothèse d’une implication de son entourage proche, et dénonce « une machination absolument ignoble ».
Devant les journalistes, jeudi, Christian Estrosi a également déclaré vouloir « connaître la vérité, et plus vite elle arrivera, mieux ce sera ». Il se portera partie civile, tout comme le CRIF, le Conseil représentatif des institutions juives de France.
Ce qui est important
- Deux hommes ont été déférés devant des juges d’instruction à Nice dans l’enquête sur la tête de porc déposée devant le domicile de Christian Estrosi.
- L’affaire intervient à deux jours du premier tour des municipales, alors que le maire sortant brigue un quatrième mandat.
- L’enquête judiciaire évoque plusieurs pistes et se poursuit sous l’autorité de deux juges d’instruction.
Nice-Presse avec agence



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