Quatre personnes ont été placées mercredi en garde à vue dans l’enquête sur la tête de porc déposée fin février devant le domicile du maire de Nice Christian Estrosi. Deux hommes étaient toujours entendus en fin de journée, tandis que deux femmes ont été libérées. L’affaire intervient en pleine campagne pour les municipales.
Dans cette enquête sensible qui agite la vie politique niçoise, les auditions se poursuivent. Mercredi, deux hommes et deux femmes ont été placés en garde à vue dans l’affaire de la tête de porc retrouvée devant le domicile du maire de Nice Christian Estrosi.
Dans l’après-midi, les deux femmes, toutes deux sexagénaires, ont été remises en liberté. Les deux hommes, un quadragénaire interpellé à son domicile et un septuagénaire qui s’est présenté à une convocation, étaient toujours entendus en fin de journée.
Leur garde à vue pourrait durer jusqu’à 48 heures, a précisé le procureur de la République Damien Martinelli dans un communiqué.
Quatre Français entendus par les enquêteurs
Toutes les personnes placées en garde à vue mercredi sont de nationalité française, a indiqué le parquet, sans préciser leur implication éventuelle dans ce dossier.
Cette affaire a pris une dimension politique à quelques jours des élections municipales. Elle a notamment alimenté de forts soupçons de manipulation.
Ciotti et Estrosi s’accusent mutuellement dans « l’affaire de la tête de porc », une semaine avant les municipales 2026 à Nice https://t.co/0LFzwwyX6T pic.twitter.com/b3oZe9Vc6C
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) March 8, 2026
Les faits remontent au 27 février au soir. Ce jour-là, Christian Estrosi, candidat à un quatrième mandat à la mairie, découvre devant son domicile une tête de porc accompagnée d’une affiche comportant une étoile de David et une insulte.
Deux suspects déjà incarcérés
L’enquête avait déjà conduit à l’arrestation de deux hommes de nationalité tunisienne. Tous deux ont été mis en examen, puis placés en détention provisoire.
L’information judiciaire ouverte vise plusieurs qualifications, notamment la provocation publique à la haine ou à la violence à raison de l’origine, de la race ou de la religion, des violences aggravées visant un élu public et l’accès frauduleux dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel.
L’exploitation du téléphone de l’un des deux hommes a révélé des communications avec une proche collaboratrice de l’édile. Laquelle a été entendue par la police en tant que témoin simple, pas en tant que suspecte. Elle n’avait pas été mise en examen à l’issue, la semaine dernière.
Des soupçons politiques dans la campagne municipale
Christian Estrosi a dénoncé « une tentative d’infiltration » et a pointé l’équipe de son rival dans la course à la mairie Éric Ciotti (UDR/RN) ainsi que l’homme d’affaires conservateur Pierre-Edouard Stérin. Ce dernier a rejeté toute implication et annoncé vouloir porter plainte en diffamation.
Lire aussi : Nice. Perquisitions et interpellations après la découverte d’une tête de porc sur le portail de Christian Estrosi
Selon une source, les éléments actuels de l’enquête ne permettent pas d’envisager un lien avec l’étranger.
Contactée au sujet des nouvelles gardes à vue, l’équipe de Christian Estrosi a assuré ne disposer d’aucune information sur les quatre personnes entendues mercredi.
Ce qui est important
- Quatre personnes ont été placées en garde à vue dans l’enquête sur la tête de porc retrouvée devant le domicile de Christian Estrosi à Nice.
- Deux suspects tunisiens sont déjà mis en examen et placés en détention provisoire dans cette affaire.
- Le dossier intervient en pleine campagne des municipales, sur fond de soupçons de manipulation politique.
Nice-Presse avec agence



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