La Maison pour l'accueil des victimes change d'emploi ces derniers jours pour porter assis­tance aux premiers réfugiés ukrai­niens arrivés sur notre terri­toire : logement, soins… La Métropole Nice Côte d'Azur entend répondre aux nombreuses urgences.

"Nous veillons à ce que personne ne reste sans héber­gement" a souligné Christian Estrosi, le président de NCA, ce lundi 7 mars. C'est depuis la Maison pour l'accueil des victimes (MAV), habituel­lement chargée des questions de terro­risme, qu'il a pu présenter, avec la ministre du Logement, le dispo­sitif qui est déployé à l'attention des réfugiés ukrainiens.

La Métropole ne se borne pas à organiser une grande collecte de produits urgents dans ses 51 communes : elle coordonne également tout l'accueil de ces popula­tions, en essayant de penser un peu à tout.

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Photo : Noémie Meffre, Nice-Presse

"70 personnes en un jour"

"Nous nous coordonnons pour apporter une réponse aux premières centaines de réfugiés qui se tournent vers Nice" continue Christian Estrosi. D'après Emmanuelle Wargon, 5.000 Ukrainiens seraient déjà entrés en France afin d'échapper à la guerre lancée par la Russie. 

Au sein de la MAV du 6 rue Gubernatis, on accueille femmes, hommes, enfants, ados… 70 réfugiés se sont présentés rien que le dimanche 6 mars. 

"Il y en aura de plus en plus, nous pouvons l'imaginer. Il va donc falloir se renforcer" reconnaît le président Estrosi. 

L'organisation très concrète de la structure se partage entre les services métro­po­li­tains et l'association ukrai­nienne de la Côte d'Azur, qui se charge notamment de la néces­saire traduction.

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Photo : Noémie Meffre, Nice-Presse

L'urgence est de trouver un toit, avec les places d'hébergement d'urgence, chez les hôteliers solidaires ou encore les Niçois qui ont bien voulu ouvrir leur porte. Depuis le début de la guerre en Ukraine, la Métropole CNA a déjà pu reloger 180 personnes.

Au-​delà de l'aide matérielle qui reste très impor­tante, un accom­pa­gnement adminis­tratif, juridique, mais aussi un soutien psycho­lo­gique ou une orien­tation médicale sont mis en place. 

"Nous commençons à nous préparer à la prise en charge des enfants": près d'une trentaine de petits seront bientôt scola­risés dans notre cité. 

D'après le maire, du côté de l'emploi, "des offres sont formulées par un grand nombre d'entreprises ces derniers jours."

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