Les échanges étaient certes très timides depuis de longues années, mais ce retrait n’est pas anodin. Avec l’élection d’Alexandra Masson (RN) à Menton, Namur a décidé de suspendre ses liens avec la cité du citron.
Il s’agit pour l’instant d’une décision isolée, mais qui a une petite résonance tout de même. Nos confrères de la RTBF ont révélé mardi que Namur mettait un terme à sa relation avec Menton. Une rupture certes plus symbolique qu’autre chose, car les deux collectivités avaient très peu d’attaches significatives. Une délégation belge était tout de même passée dans la commune frontalière avec l’Italie en février 2025, par exemple.
La raison de ce divorce diplomatique ? L’accès au pouvoir, depuis les dernières élections municipales, d’Alexandra Masson, élue encartée au Rassemblement national. « Les relations internationales de la Ville doivent s’inscrire dans le cadre des valeurs que nous défendons : la démocratie, l’État de droit, l’égalité et le respect des droits fondamentaux, dans la presse d’outre-Quiévrain Charlotte Déom, échevine namuroise, l’équivalent d’un adjoint au maire en France. C’est une question de cohérence. »
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La Belge a pris le soin de préciser que cette position vaut aussi bien « pour l’extrême droite que pour l’extrême gauche ». Rappelons que cette collaboration existait depuis 1958, mais se matérialisait de manière très sporadique depuis plusieurs années. En 2023, un élu mentonnais a évoqué la possibilité de renforcer ce lien, mais cela n’avait débouché sur rien de concret.
Image internationale et liberté d’expression
Cette information implique deux aspects intéressants. Tout d’abord, elle témoigne de l’impact immédiat de ce basculement politique à Menton. Pour la suite, se posera la question de savoir si cette étiquette RN compliquera réellement pour ce qui est de l’image de la localité.
Actuellement, elle dispose de cinq jumelages : Baden-Baden (Allemagne), Valencia (Espagne), Montreux (Suisse), Nauplie (Grèce) et la voisine, Sanremo. Ces cités prendront-elles le même arbitrage que Namur ?
L’autre point à soulever concerne la liberté d’expression. Car ce genre d’association entre deux administrations est essentiellement culturel et il unit deux peuples, pas des politiciens entre eux. Vu sous ce prisme, faut-il sanctionner l’habitant moyen, comme s’il avait « mal voté » ? Un débat qui mériterait d’avoir lieu dans ces villes au fort clivage, à droite comme à gauche.



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