Des associa­tions réclament une procédure au sujet de la sécurité mise en place le soir du drame. De nombreuses familles font la même demande depuis l'ouverture du procès actuel, qui ne porte pas sur ce sujet. 

Ils signent un commu­niqué commun pour réclamer "un indis­pen­sable second procès".

Le syndicat des avocats de France (SAF), Tous Citoyens ! ou encore la Ligue des Droits de l'Homme des Alpes-​Maritimes réclament, dimanche 9 octobre, que lumière soit faite sur le dispo­sitif de sécurité prévu pour la Prom'Party du 14 juillet 2016, au cours de laquelle 86 personnes ont été tuées par un terroriste.

L'actuel procès porte sur l'éventuelle respon­sa­bilité de divers tiers, et leurs contacts avec l'assaillant, tué par la police il y a six ans. 

Il ne donnera pas de réponses sur l'organisation de la soirée en elle-même. 

Pourquoi l'État n'avait pas, d'après plusieurs témoins, prévu pour le 14-​juillet la même sécurité que pendant l'Euro de football, juste avant ? L'évènement comptait-​il suffi­samment de policiers nationaux ? 

Ce sont, entre autres, les questions que ces collectifs et de nombreuses familles de victimes se posent.

Des plaintes à ce sujet ont bien été déposées, et une enquête est en cours depuis des années, "sans que l'on sache si un procès aura lieu", pointe le communiqué. 

Il s'agit pourtant d'une "nécessité pour les familles et proches des victimes, mais elle l'est aussi pour l'ensemble des Niçoises et Niçois, et bien au-delà".

"Même si nous savons qu'un dispo­sitif de sécurité ne peut prétendre à 100% empêcher un attentat, il faut, pour une meilleure protection de nos conci­toyens, tirer les ensei­gne­ments de l'inefficacité du dispo­sitif mis en place le 14 juillet 2016".

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