Une évasion étoilée, ça vous tente ? Dans plusieurs communes labellisées des Alpes-Maritimes, la lutte contre la pollution lumineuse permet de saisir toute la grandeur céleste.
Mettons tout de suite les pieds dans le plat. De nombreux sites maralpins sont extrêmement précieux pour les astronomes amateurs ou professionnels. Grâce à ses immenses espaces protégés, le département jouit de terres débarrassées, en partie, de la pollution lumineuse qui peut gâcher l’expérience de l’observation stellaire.
Impossible de passer outre le parc national du Mercantour, qui est inscrit comme une « réserve internationale de ciel étoilé ». Laquelle vous propose des randonnées nocturnes avec des guides, pour une expérience unique et grisante face au ciel. Le plateau de Calern, la cime de l’Aspre, le col de la Bonette… La liste des emplacements remarquables est longue.
74 villages ?
Sachant que cette réserve s’étend de Val d’Oronaye à Vence, et de Malaussène à Saint-Cézaire-sur-Siagne. On retrouve donc dans cette zone le parc régional des Préalpes d’Azur, autre haut lieu de l’astronomie dans le territoire.
Afin de récompenser les communes s’activant pour nous débarrasser de la pollution lumineuse, il existe le concours « Villes et villages étoilés », un label tenu par l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes (ANPCEN). Tous les ans, elle salue les actions menées par les municipalités. Neuf villes des Alpes-Maritimes figurent parmi les lauréats.
Briançonnet, poétique et historique
Briançonnet est l’un des meilleurs exemples de ces trésors stellaires. Prenez place dans cette splendide localité au riche passé romain et au caractère médiéval. On se situe ici à plus d’un kilomètre d’altitude, au milieu d’un décor montagneux et proche de vastes massifs forestiers. Son environnement naturel est magnifié par la vue sur les hauteurs du Mercantour.
On peut même y ajouter ses deux hameaux, La Sagne et du Prignolet, au sein d’une biodiversité préservée. Le premier dispose de maisons anciennes et d’une place avec une fontaine. Il provient d’une donation aux moines de Lérins. Le second est logé au pied de la crête des Ferriers, sur un replat, et profite d’une bonne exposition Sud-Ouest.
L’apaisante commune de Péone
Dans un esprit similaire, même si son visage paraît encore plus ancien, citons également Péone, dans la haute vallée du Var. Fondée au XIIIe siècle, la ville s’est élevée sur un ancien castrum fortifié. Vous serez sans doute frappé par la disposition des habitations, toutes concentrées les unes contre les autres au pied du clocher. On suit alors des artères serpentant au milieu de passages voutés, colombages, escaliers anciens usés et façades ornées de divers trompe-l’œil d’époques distinctes.
Et puis, comment ne pas évoquer les paysages époustouflants des environs ? Les pittoresques pics rocheux surnommés les « Demoiselles », entre autres, ouvrant sur les nombreux hameaux disséminés dans les petites vallées. On se trouve à la limite du parc du Mercantour, au confluent du torrent du Tuébi et du vallon de l’Aigue Blanche. Le temps semble s’y être arrêté pour nous offrir un écrin naturel merveilleux et apaisant.



Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.