Canal+ lève le voile sur « Plaine orientale », une série inédite sur la mafia corse, attendue dès le 26 mai. Tournée sur l’île, elle mêle drame familial, réalisme mafieux et réflexion sur l’identité. Entre fiction et réalité, le polar promet une immersion inédite dans les rouages du crime organisé insulaire.
Une nouvelle série ambitieuse sur la mafia corse, signée Canal+
Derrière le stade de Furiani, en Haute-Corse, un 4x4 carbonisé attire l’attention : ce n’est pas un fait divers, mais une scène de « Plaine orientale », la nouvelle série événement de Canal+ sur le banditisme corse, qui sera diffusée à partir du 26 mai.
« J’avais envie de raconter quelque chose de nouveau sur le banditisme en Corse qui est en train de changer », explique à l’AFP Pierre Leccia, créateur, scénariste et réalisateur de la série, accompagné d’Aurélie Teisseire. Le tournage s’est déroulé durant l’été 2023, au cœur même de l’île.
La série suit Reda, un jeune braqueur interprété par Raphaël Acloque, qui sort de prison après dix ans de silence sur ses complices. À cheval entre deux identités – corse par son père, kabyle par sa mère – il tente de se reconstruire dans un monde où il est « trop corse pour les Arabes et trop arabe pour les Corses ».
Un drame d’identité et de réinsertion au cœur d’un polar insulaire
« Trouver sa place est quelque chose d’universel. C’est une série sur l’identité, un drame familial, sur l’acceptation, le rejet, la réinsertion », confie Acloque, dont le vécu personnel fait écho à son personnage. Il insiste aussi sur l’un des thèmes majeurs : « comment tu réapprivoises la vie après dix ans derrière les barreaux ».
Face à lui, Éric Fraticelli, habitué des comédies, incarne un parrain froid et calculateur. Un contre-emploi qu’il savoure. « Tout le contraire de ce que je suis dans la vie », assure-t-il.
Entre héritage de « Mafiosa » et ambition de réalisme
La productrice Nicole Collet, déjà aux manettes de « Mafiosa », assume l’héritage : « Le même auteur-réalisateur, le même diffuseur, la même île, flics et voyous…», énumère-t-elle. « L’ambition, c’est de faire aussi bien ».
La série introduit aussi un pôle antimafia fictif, directement inspiré de figures réelles comme Eva Joly. L’actrice belge Veerle Baetens, qui l’incarne, dépeint une juge « bourreau de travail, qui se cache derrière sa rigueur pour fuir ses émotions ». Elle salue la complexité de ce rôle féminin fort : « Je suis contente de faire partie d’une époque où les femmes ne sont plus réduites à des rôles de saintes ou de putes ».
Un polar social et visuel enraciné dans la réalité corse
Au-delà du polar, la série entend rendre hommage à la Corse dans toutes ses dimensions. « La mer, le stade, la prison… même ses pamplemousses », s’amuse Nicole Collet. Elle espère pouvoir décliner la série sur plusieurs saisons : « Si on arrive à faire trois saisons, ça serait bien ».










Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.