Alors qu’une vague de chaleur fait suffoquer une bonne partie du pays, Christian Estrosi dresse un premier bilan de la transition opérée par Nice, une capitale méditerranéenne qui retrouve sa vocation de ville-jardin, naturellement climatisée.
- Christian Estrosi est maire de Nice, président de la Métropole Nice-Côte d’Azur et président-délégué de la Région Sud Provence-Alpes-Côtes d’Azur.
TRIBUNE LIBRE. « Protéger les Niçois du réchauffement climatique : des résultats concrets au service d’une ville plus verte et plus saine »

« La nuit du 11 au 12 août, Nice a enregistré la température nocturne la plus élevée de son histoire : 28,7 degrés. Cet épisode extrême confirme une réalité que nous ne pouvons plus nier : le réchauffement climatique est là, et il impacte nos vies.
Face à ce défi, je n’ai pas attendu pour agir. Anticiper, protéger, transformer notre ville afin de la rendre plus vivable en période de chaleur, cela a guidé chacune de mes décisions.
« La nature comme première ligne de défense »
Planter des arbres, créer des espaces verts, désimperméabiliser nos sols : ces choix ne sont pas esthétiques, ils sont vitaux.
Sur la Promenade du Paillon, nous avons déjà constaté jusqu’à 10 degrés de différence par rapport aux zones minérales. Nous avons rendu à la nature cet espace où coulait autrefois le Paillon et sur lequel des équipements n’étaient plus aux normes (gare routière, centre des congrès, bâtiment amianté) pour laisser place à une véritable forêt urbaine de 20 hectares au cœur de Nice permettant de réduire l’impact carbone de 1740 tonnes de CO2 par an. Plus de 2500 nouveaux arbres y seront plantés. Elle sera offerte aux Niçois dès le 18 octobre.
Partout dans la ville, nous créons des trames vertes – sur Gioffredo, Pastorelli, la Buffa – qui absorbent le CO₂, filtrent la pollution et abaissent significativement la température. Les parcs Saint-Jean-d’Angély, le Jardin de l’Arménie, le parc Jeanne d’Arc sont devenus des îlots de fraîcheur accessibles à tous.
Dans nos écoles, ce sont déjà 10.000 m² de sols désimperméabilisés et des centaines d’arbres plantés pour que nos enfants retrouvent, dès la rentrée, des cours plus fraiches et agréables.
« La santé publique au cœur de notre action »
Protéger de la chaleur, c’est aussi protéger la santé. Notre Plan Canicule repose sur deux piliers : prévention et solidarité. Par l’action du Centre Communal d’Action Sociale, les plus fragiles bénéficient d’un suivi attentif :
- Des visites plus fréquentes pour les bénéficiaires de l’aide à domicile et un accompagnement vers des lieux rafraîchis ;
- Nos EHPAD et résidences autonomie activent le Plan Bleu avec hydratation renforcée et soins adaptés ;
- Nos restaurants solidaires climatisés accueillent les seniors pour un repas à 3 euros suivi d’animations conviviales ;
- Près de 1600 ventilateurs offerts gratuitement aux seniors isolés inscrits sur le registre municipal.
Nous restons attentifs aussi aux plus précaires : depuis l’Alerte Orange du 9 août, le centre d’hébergement d’urgence rue Trachel est ouvert 24/24 7/7 et ce jusqu’au 18 août inclus.
« Construire ensemble une ville durable et humaine »
Ces actions, fruits d’une vision à long terme, démontrent qu’une ville peut résister aux effets du changement climatique si elle prépare, anticipe et investit dans sa transition.
Niçoises, Niçois, je resterai mobilisé, avec mon équipe, pour que Nice demeure un modèle de ville résiliente, où la nature et l’urbain se complètent, et où le bien-être de chacun reste notre priorité absolue.
Ensemble, faisons de Nice une ville plus verte, plus respirable, et toujours plus protectrice envers celles et ceux qui y vivent. »





Mais c est foutage de gueule, et la place Masséna bancs sans ombre.… Et les odeurs d’urine guaribaldi, la coulée verte ou ça sent les excréments humains des émigrants y’a pas que la canicule