Nice-Presse suivait pour vous ce 15 février le premier corso illuminé du Carnaval. Nos coups de coeur et quelques déceptions : on vous raconte !
Noémie Meffre et Clément Avarguès · C’est une grande parade gratuite et populaire, animée de troupes locales, qui annonçait le carnaval de Nice cette année. Un souhait exprimé de longue date par les habitants, qui appellent à des festivités plus proches des locaux et un peu moins des touristes. Suivait, samedi soir, la cérémonie d’ouverture, avec son corso illuminé. 14 chars défilaient, avec une jauge de spectateurs emmenée de 22.000 à 25.000 personnes cette fois-ci.
Chars splendides, « ambianceurs » au top


Les 13 chars imaginés par les carnavaliers niçois en ont, cette année encore, mis plein la vue (le 14e, celui du Costa Rica, est moins sympa). Le couple des souverains est exceptionnel - « effet waouh » assuré ! - les autres créations sont toutes autant réussies. Le thème, les mers et océans, a bien inspiré les artisans, qui ont rivalisé de trouvailles et de clins d’oeil malins.


L’engagement du show pour la préservation de l’environnement a particulièrement plu aux visiteurs avec qui nous avons pu échanger, en particulier l’attelage dédié à Paul Watson - le sauveur des baleines - sans oublier le happening de l’association Nice Plogging pour dénoncer la pollution. L’habituel char contestataire est un peu convenu, puisqu’il s’en prend à des victimes attendues, les populistes Donald Trump, Kim Jong Un ou encore Vladimir Poutine.


Les danseurs ont fait un travail remarquable, malgré le froid et la présence d’un public très timide. Coup de coeur pour les promenoirs, plus jeunes, plus familiaux, où la fête était au rendez-vous. Avec un vrai éclairage de ces allées, ce serait top.
Ambiance molle et quelques longueurs

À regarder le seul corso d’ouverture, rien n’a tellement bougé cette année pour Carnaval. Les habitués n’échappent pas à une certaine sensation de déjà-vu. Les nouveautés se concentrent sur les à-côté, notamment avec la Carnavalina, donnée l’après-midi.

Le défilé lui-même accueille désormais un « dancefloor » un brin survendu, aux abords de la fontaine du Soleil, qui n’aura attiré personne. Peut-être que l’objet de ce nouvel espace n’a pas encore été compris des spectateurs.
Les petits points de déception persistent. La gestion des entrées fait commencer le tout avec une demi-heure voire trois quarts d’heure de retard, malgré la température. Le corso, bien trop long, aura ensuite duré près de deux heures. Cela faisait bien trente minutes que des grappes de visiteurs quittaient l’enceinte, si bien que le dernier char - Bob l’éponge - a traversé Masséna devant des tribunes vides.
L’ambiance reste atone, bien peu sont déguisés et tout le monde reste assis devant des troupes qui ont pourtant donné le maximum. Le rôle du speaker n’est pas toujours très clair, et son propos, erratique, est resté indistinct à peu près tout le temps. Point noir de ce lancement, l’absence de final, avec une conclusion en queue de poisson.

Un détail au vu des centaines de personnes impliquées, mais en 2025 et au bout de plusieurs éditions, il faudrait dire à l’individu déguisé en homme préhistorique que traîner par les cheveux un faux-cadavre de femme près des enfants n’amuse vraiment pas.










Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.