Discrète depuis plusieurs semaines, Christelle d’Intorni est sortie du silence. La députée UDR de Nice-Montagne a révélé sa sclérose en plaques. Et compte en faire un combat politique, aux côtés des soignants et des malades.
Elle s’est livrée à une déclaration inhabituelle, très personnelle. Mercredi 20 mai, dans une vidéo postée sur ses réseaux, Christelle d’Intorni n’a rien caché à ses électeurs. Il faut dire que cela fait plus d’un mois qu’elle était presque en retrait de la politique, une courte mais rare absence qui commençait à faire s’interroger dans sa circonscription, la Ve des Alpes-Maritimes.
« Il y a des moments dans une vie où des imprévus bouleversent votre quotidien. Voilà plus d’un mois, après une belle mais éprouvante campagne municipale, des symptômes inquiétants au niveau de mon visage sont apparus ».
L’élue maralpine a alors«enchaîné les examens », avant que le diagnostic ne tombe le 9 avril dernier. « La sclérose en plaques » révèle-t-elle. « À cet instant, tout se bouscule ». Elle est alors prise en charge par les équipes du pôle spécialisé du CHU niçois.
Une détermination intacte pour poursuivre sa mission à l’Assemblée
Je vous dis tout… pic.twitter.com/v10kKVatZG
— Christelle D’intorni (@C_Dintorni) May 20, 2026
Après cette introduction, Christelle d’Intorni a tenu à rassurer sur son « état de santé qui est aujourd’hui stabilisé », précise-t-elle. Elle continuera donc « à exercer le mandat que vous m’avez confié ». La députée de Nice-Montagne assure qu’elle ne « renoncera jamais à son engagement. » Néanmoins, elle se décrit comme « lucide » sur sa situation.
Elle a « conscience » que sa pathologie lui « imposera de travailler un peu différemment ». Par exemple, elle ne pourra plus « prendre dans ses bras et faire la bise » à ses administrés et collaborateurs. Elle devra en outre « faire face à des périodes de fatigue impromptues. Il se peut qu’à tout moment cette maladie m’impose quelques aménagements pour gérer les crises », indique-t-elle.
Faire de cette pathologie un nouveau combat politique pour les patients
L’idée néanmoins reste de « faire de cette épreuve une force. » Elle se fera la porte-parole de ceux qui, comme elle, vivent « avec des maladies chroniques, auto-immunes. » Un combat qu’elle mènera pour « ceux qui sont confrontés chaque jour à des obstacles injustes, déconnectés de leur quotidien. »
Proche d’Eric Ciotti, la parlementaire a par ailleurs tenu à remercier toutes celles et ceux qui lui avaient adressé des messages de soutien, tels que le maire de Nice, le président des Alpes-Maritimes Charles Ange Ginésy ou encore son collègue député Bernard Chaix. Plusieurs personnalités de l’opposition locale, du centre et de la gauche, se sont jointes à ces mots chaleureux.





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