Le ministre de la santé, Olivier Véran, s’est exprimé lors d’une confé­rence de presse mercredi 23 septembre, pointant une situation sanitaire "dégradée" et instaurant des zones d'"alerte renforcée" et "maximale" en France.

Dans notre ville, comme dans 11 métro­poles, "le virus circule très fortement, y compris chez les personnes fragiles, avec déjà de premiers impacts sur les systèmes de santé" : nous sommes donc placés en alerte renforcée, mais pas "maximale" (contrai­rement à Marseille).

Les salles de sport et les gymnases pourraient être bientôt fermés, les bars et restau­rants devraient l'être avant 22 heures, parmi d'autres mesures résumées par ici.

Voici les principales réactions

Christian Estrosi, maire de Nice (chez France Bleu Azur) :

"On nous dit on ferme les salles de sport, on ferme les bars, on ferme les restau­rants, c'est-à-dire les lieux où on peut encadrer les gens. Cela ne me paraît pas cohérent, et c'est faire prendre des risques impor­tants à l'activité économique."

"Les gens qui ne pourront plus aller au bar ou au restaurant et qui ont besoin de se détendre après des heures de travail, ils feront la fête autrement, de manière non encadrée et sauvage. Voilà pourquoi je trouve que ce n'est pas judicieux."

"C'est ce qui m'amènera, après avoir rencontré les cafetiers, limona­diers restau­ra­teurs dans la matinée, à me rendre auprès du préfet des Alpes-​Maritimes pour lui proposer la mise en place d'un protocole sanitaire à l'identique de ce que nous trouvons dans les théâtres ou les cinémas."

"Je deman­derai au préfet à ce qu'il n'y ait pas d'horaire restrictif, en tout cas pas à 22h, et j'adresserai la même demande pour les salles de sport."

Renaud Muselier, président LR de la région Sud :

"C’est un quasi-​reconfinement pour la Métropole d’Aix-Marseille, j’en prends acte mais je le regrette. Cette décision est terri­blement pénali­sante pour les restau­ra­teurs qui se sont donnés les moyens de faire respecter les gestes-​barrière dans leurs établissements."

"Cette décision a été prise sans aucune concer­tation, de façon unila­térale. Les chiffres les plus récents démontrent pourtant que les mesures précé­dentes sont en train de produire leurs effets !"

"Cette punition collective est extrê­mement dure pour l’économie de nos terri­toires. Il aurait fallu renforcer les contrôles, permettre aux restau­ra­teurs qui jouent le jeu de poursuivre leur activité, et prononcer des ferme­tures adminis­tra­tives immédiates pour tous ceux qui mettent leurs clients en danger."

Alain Gargani, président de la Confédération Sud des petites et moyennes entreprises (dont beaucoup de pros. de la restauration):

(Via Tribuca) "C’est avec un mélange de stupé­faction et de colère que je prends acte de cette décision qui aura des consé­quences désas­treuses pour les patrons de restau­rants et de bars déjà lourdement impactés."

"Je suis surpris et indigné par cette nouvelle pour plusieurs raisons. Premièrement sur la forme. Cette décision se fait de manière unila­térale depuis Paris, sans aucune forme de concer­tation avec les acteurs locaux."

"Deuxièmement, cette mise en appli­cation extrê­mement rapide ne laisse pas aux restau­ra­teurs la marge de manœuvre néces­saire pour qu'ils puissent s'organiser et prendre leurs dispo­si­tions pour gérer au mieux leur personnel et leur stock. La fulgu­rance de cette mesure va les plonger dans une situation extrê­mement périlleuse pour la survie de leur activité."

"Troisièmement, même si nous comprenons parfai­tement que sur le fond cette mesure a pour objectif de limiter la propa­gation du virus, elle est néanmoins perçue comme une forme d'injustice pour bon nombre de ces profes­sionnels qui ont mis un point d'honneur à faire tous les efforts néces­saires pour respecter scrupu­leu­sement et à leurs frais les mesures sanitaires imposées."

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