Présenté par la police comme membre d’un clan criminel corse, Jean-François M a été mis en examen dans l’enquête sur l’assassinat de Camille O, survenu en janvier 2025 à Oletta. Considéré par une source proche du dossier comme le commanditaire présumé, il a été placé en détention dans l’attente d’un débat sur son placement en détention provisoire. Cette affaire s’inscrit dans un contexte de rivalités anciennes entre clans insulaires, déjà marquées par de nombreux crimes.
Un nouveau tournant dans un dossier judiciaire sensible ! Lundi, le parquet de Marseille a confirmé la mise en examen de Jean-François M, soupçonné d’avoir joué un rôle central dans l’assassinat de Camille O, un pompier de 60 ans tué en pleine circulation en Haute-Corse. Une affaire qui continue de révéler les mécanismes d’une criminalité enracinée depuis des décennies.
Une mise en examen pour assassinat et association de malfaiteurs
Jean-François M a été mis en examen pour « assassinat et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime » par un juge d’instruction de la Juridiction interrégionale spécialisée de Marseille. Le parquet a précisé ces éléments à l’AFP, confirmant des informations publiées par Corse-Matin.
Selon la juridiction, il a été placé en détention dans l’attente d’un débat différé sur son éventuel placement en détention provisoire, mesure qui sera requise par le parquet. Cette procédure vise à évaluer les garanties de représentation du mis en cause et les risques de pression sur l’enquête.
Un suspect déjà détenu au moment du meurtre
Au moment des faits, Jean-François M se trouvait déjà en détention provisoire. Malgré cette situation, il est considéré comme « le commanditaire de ce crime », selon une source proche du dossier citée par l’AFP. Camille O avait été abattu le 10 janvier 2025, alors qu’il circulait au volant de son véhicule sur la route départementale reliant Oletta à Saint-Florent.
À cette période, Jean-François M était incarcéré dans le cadre d’une autre enquête, portant sur le meurtre de Barthélémy Casanova, survenu le 28 janvier 2020 à Corte. Depuis mai 2025, il est également mis en examen pour « association de malfaiteurs » et « trafic de stupéfiants » dans une procédure distincte.
Le poids du clan M et des rivalités familiales
Une note confidentielle du service information, renseignement et analyse stratégique sur la criminalité organisée, datée de 2025 et consultée par l’AFP, présente Jean-François M comme membre du clan M, l’une des vingt bandes criminelles actives en Corse.
Ce document souligne que « la vendetta historique opposant les familles C et M » est « à l’origine de très nombreux assassinats ». Ces affrontements, parfois anciens de plusieurs décennies, continuent d’alimenter une spirale de violences sur l’île.
Camille O, décrit comme « connu des autorités judiciaires », avait déjà été visé par une tentative d’assassinat en 2014. Plusieurs sources proches de l’enquête avaient rappelé cet épisode au moment de sa mort.
Un dossier judiciaire marqué par de multiples mises en cause
Selon une autre source citée par l’AFP, l’assassinat de Camille O serait lié à un triple homicide commis en 2012 près de Corte. Trois hommes avaient alors été abattus dans leur voiture, sur fond de représailles entre les familles M et C. Camille O était considéré comme proche du clan Costa.
Dans le cadre de cette enquête, plusieurs personnes ont déjà été mises en examen. Antoine Pellegrini l’a été en décembre dernier, après cinq hommes interpellés en juin. Christian M, Ludovic L, Lucas S, Julien P et Jean-Marie G avaient été placés en détention provisoire, tout comme M. Pellegrini.
L’instruction se poursuit désormais sous l’autorité de la JIRS de Marseille, spécialisée dans la lutte contre la criminalité organisée. Les magistrats cherchent à établir précisément les responsabilités de chacun dans cette affaire emblématique des dérives mafieuses en Corse.
Nice-Presse avec des contenus de l’AFP










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