Plages à risques sanitaires ? Ou au contraire, espaces recommandés pour la baignade ? Dans les Alpes-Maritimes, on retrouve de tout, d’après l’étude fournie par l’association Eau & Rivières. Un rapport contesté, notamment à Nice.
Voici des conseils sanitaires qui semblent intervenir au bon moment, avec l’arrivée des températures printanières et des premiers baigneurs. L’association Eau & Rivières de Bretagne (ERB) a partagé à la fin du mois de mars une étude dont les résultats sont visibles gratuitement et librement sur le site LaBellePlage.
En quoi consiste cette enquête ? Comme il le fait depuis plusieurs années maintenant, l’organisme a publié son classement des meilleurs - mais aussi des pires - rivages de France d’un point de vue sanitaire.
Classement non-officiel
Pour ce faire, il a utilisé les prélèvements des Agences régionales de santé (ARS) réalisés ces quatre dernières années. Lesquels sont ensuite rangés en 4 niveaux, mais plus sévèrement que ce que fait l’Union européenne. La Ville de Nice, notamment, critique cette lecture des résultats.
Nous retrouvons les endroits « recommandés », les coins ayant 95% de bons résultats et aucun « mauvais » échantillons. Juste en dessous, ceux ayant un taux de plus de 85% sont considérés comme « peu risqués ». Les deux dernières classifications sont moins réjouissantes : « déconseillés » pour les lieux entre 85 et 70%, et « à éviter » pour ceux en dessous de ce seuil.
Le sublime écrin de l’Ile-Sainte-Marguerite
S’intéressant à l’ensemble du parc littoral français, l’ERB a notamment relevé trois sites considérés comme « recommandés » dans les Alpes-Maritimes. D’excellentes performances sanitaires sont relevées sur l’Ile-Sainte-Marguerite, à Cannes, dans le resplendissant écrin naturel des îles de Lérins. Deux plages de la commune sont respectivement 265e et 426e sur 1.858 avec de superbes notes (98,44 et 96,88 sur 100).
Nous n’aurions pas de rivages de cette qualité à Nice, en revanche, on en retrouve un à Cagnes-sur-Mer, celui de L’Hippodrome (97,3 sur 100, 390e). Dans cette même ville, il faut aussi saluer les scores de la plage de la Serre (94,59/100) qui se situe dans le vert, soit « peu risquée ». Nous pouvons aussi citer la Marineland (Antibes, 836e), Maurettes (Villeneuve-Loubet, 835e) et la Fighière (837e), parmi les plus saines du département.
Plage « à éviter », les Flots Bleus à Saint-Laurent-du-Var
Mais à contrario, d’autres zones sont carrément à fuir, d’après l’étude. En voyageant d’Est en Ouest, nous avons Fossan (1775e) à Menton, Roquebrune (1769e) à Roquebrune-Cap-Martin, les Fourmis (1793e) à Beaulieu-sur-Mer, Passable (1811e) à Saint-Jean-Cap-Ferrat, Les Vespins (1833e) à Saint-Laurent-du-Var et au Grand Large (1.777e) à Cagnes-du-Mer.
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Antibes, avec quatre plages dans le rouge, est la municipalité la plus exposée. Elle le doit à La Gravette (1776e), La Garoupe (1.810e), les Ondes (1.801e) et la Promenade du Soleil (1.792e). La palme revient toutefois aux Flots Bleus (1845e), à Saint-Laurent-du-Var, une destination de baignade « à éviter ».










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