Comment faciliter l’accès à la Principauté alors que chaque jour, de plus en plus de travailleurs s’y rendent ? Pour tenter de fluidifier le trafic, un projet de tunnel disponible à moyen terme est sur la table.
La situation est bien connue des plus de 63.000 salariés transitant quotidiennement à Monaco pour se rendre au travail. L’accès au Rocher est devenue très délicat. Les axes routiers sont en effet engorgés, surtout aux heures de pointe.
Les pendulaires attendent des aménagements, et les élus de la Principauté ont bien conscience que cela constitue un véritable sujet. Les projets sont très variés, à l’image des navettes maritimes, pour l’instant sans succès. Tout comme la piste cyclable, au point mort, relevait Nice-Presse. Mais parmi les dossiers évoqués, un semble petit à petit se dessiner, comme l’explique Nice-Matin.
Parking et deux gares de voyageurs
Intitulé « Brasca », du nom de ce lieu-dit localisé à cheval sur Èze et la Turbie, soit à la sortie du tunnel de l’A500 et de l’A8, il tourne autour d’un parking et d’une liaison express souterraine vers la ville-État. Évoqué il y a un an, ce projet est revenu sur la table via le Journal de Monaco, dans lequel un appel à candidatures a été publié. Il comprend sa construction, sa maintenance, son financement, son exploitation ainsi que la maintenance.
Rappelons que le terrain en question a été acquis en 2017 à Èze, moyennant 20 millions d’euros. L’ensemble de ce programme, s’il voit effectivement le jour, inclut un espace de stationnement d’environ 3.500 places, avec une fourchette de plus ou moins 15%, mais aussi une gare de voyageurs, sans oublier bien sûr la liaison permise grâce à un tunnel vers Monaco.
Ajoutons à cela les équipements d’infrastructures, et le matériel roulant, qui devrait de préférence être automatique selon les exigences du cahier des charges. À son lancement, sa capacité sera estimée à 2.400 passagers par heure et par sens, sachant qu’il sera possible à terme de grimper jusqu’à 3.600 utilisateurs. Car en plus de ce chantier, les candidats doivent, dans la mesure du possible, songer à une expansion du plan avec l’option d’y inclure une extension souterraine.
Le projet du métro de retour ?
Cela sous-entend l’éventualité d’y greffer le fameux raccordement avec Nice via le métro, pour l’instant une chimère. Mais ce dossier est aujourd’hui toujours dans les cartons, en attente d’une avancée plus concrète à l’avenir. « Brasca » est lui a priori sur les rails, avec une date butoir pour candidater arrêtée au 28 février 2025.
Il faudra toutefois se montrer patients avant de potentiellement bénéficier de cet aménagement. Le phasage prévisionnel fait état d’une durée de six à huit ans entre la signature du contrat et la mise en service du moyen de transport. L’exploitant aura le droit à une concession de 10 à 15 ans.
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Quant au coût total de l’opération, il est chiffré à 1,2 milliard d’euros, sans que la réparation exacte soit connue.
Précisons que ce dossier devra passer de nombreuses étapes et répondre à d’importantes restrictions. Il est soumis à la signature d’une convention entre la France et Monaco. Il devra aussi respecter certains points sur son insertion dans l’environnement.






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