Ce week-end, la mairie révèle à Nice-Presse que les vigiles et les forces de l’ordre ont saisi plusieurs dizaines d’armes blanches à l’entrée du Carnaval, qui n’a pas connu le moindre incident cette année. « Mais il est inenvisageable de penser que les contrôles pourraient s’arrêter ».
L’édition 2025 du Carnaval de Nice s’achève ce week-end avec une affluence record et une quinzaine sans tâche, puisque les nombreuses nouveautés lancées n’ont connu aucun couac.
Comme chaque année, l’installation de palissades noires tout autour des festivités fait débat en ville et agace certains habitants, nostalgiques d’un évènement plus populaire et ouvert sur la ville.
C’est dans cette esprit que le lancement de la Carnavalina a connu un vrai succès il y a quinze jours : cette parade gratuite et sans sas de sécurité, sur l’avenue Jean-Médecin et la Place Masséna juste avant la cérémonie d’ouverture, a pu attirer 32.000 badauds.
Dès lors, si on arrive à le faire un après-midi entier, pourquoi ne pas proposer l’ensemble du Carnaval sous cette forme ? C’est la question simple que Nice-Presse posait au maire, vendredi 28 février.
« Vous me parlez de la Carnavalina, qui a été un succès, un grand moment d’enthousiasme. J’en suis très fier. Mais jusqu’à la veille au soir, ce n’était pas assuré !»
« La société a changé »
Christian Estrosi rembobine : « Il a fallu tout un tas de réunions avec la préfecture pour que l’on arrive à organiser cette fête sans barrières. C’est le ministre lui-même qui a donné son feu vert quelques heures auparavant. S’il y avait eu un incident où que ce soit en France à ce moment-là, nous n’aurions pas obtenu les policiers supplémentaires qui nous étaient nécessaires, il aurait fallu reporter, ou annuler. »
Et d’expliquer : « Le dispositif de sécurité actuel a été mis sur pied après les attentats de Paris en 2015. Sans ce tour de vis, nous n’avions plus de Carnaval. Alors évidemment, moi, j’aimerais retrouver les choses que j’ai pu connaître petit, mon grand-père qui confectionnait des paquets de confettis, les parades ouvertes… Mais la société a changé !»
« Des spectateurs tentent, sans succès, de se rendre au spectacle armés, vous vous rendez compte ?»
« S’il y avait un problème, qui viendrait-on chercher à votre avis ? Il n’y en a pas, puisque nous filtrons, nous fouillons tout le monde, les forces de l’ordre font un travail exceptionnel ».
Christian Estrosi nous le révèle, « chaque soir, nous saisissons une quantité dingue de couteaux et de cutters. Des spectateurs tentent, sans succès, de se rendre au spectacle armés, vous vous rendez compte ? C’est très, très politicien de faire croire aux gens qu’il serait sage d’organiser nos défilés sans tous les contrôles que nous menons. »
« Montée en puissance »
Sur l’accessibilité de la fête, le maire a tenu aussi à faire sa mise au point : « Cela fait des années que le Carnaval monte en puissance, que le modèle est revu. On a lancé le village, gratuit, on a réorganisé un final spectaculaire, gratuit lui aussi. Et si vous venez déguisé de la tête aux pieds, vous ne payez pas non plus. À chaque corso, 1000 spectateurs ont joué le jeu. »
Sans oublier les retombées : « Le Carnaval est de plus en plus populaire, pour les Niçois : ceux qui viennent s’amuser, et les 1200 dont l’emploi en dépend ! Sans compter les hôteliers et les restaurateurs qui ne pourraient pas faire le plein en hiver sans tout cela. C’est une donnée capitale que certains oublient…»
En 2026, le rendez-vous sera de retour, du 11 février au 1ᵉʳ mars, avec, pour la première fois, le thème « Vive la Reine », « riche en messages forts et qui sera un hommage aux grandes héroïnes de l’histoire et de la fiction, aux figures féminines qui ont façonné le monde ».





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