François Commeinhes, maire divers droite de Sète (Hérault), a annoncé sa démission mercredi après sa condamnation définitive pour détournement de fonds publics confirmée par la Cour de cassation.
« Démocrate et républicain avant tout, je respecte sincèrement cette décision de justice, aussi disproportionnée puisse-t-elle être sur le fond. Empêché donc d’exercer ma fonction de maire et président d’agglomération, je vais donc remettre ma démission au préfet », a déclaré l’ancien sénateur (2014-2017, UMP puis LR) de 74 ans dans une vidéo postée sur sa page Facebook.
« Je n’éprouve aucune amertume, aucun ressentiment : il y a des choses tellement plus grave dans la vie…», a-t-il ajouté.
La Cour de cassation a certes confirmé l’arrêt de la cour d’appel de Montpellier d’octobre 2023 le condamnant à un an de prison avec sursis, 15.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité. Mais elle a annulé « l’interdiction d’exercer la fonction de maire et de président de communauté d’agglomération » qui avait été prononcée à son encontre par la cour d’appel.
M. Commeinhes, maire de la ville portuaire depuis 2001, a cependant décidé de lui-même de démissionner, chargeant sa première adjointe Blandine Authié d’assurer l’intérim de la gestion des affaires municipales jusqu’à ce que le préfet prenne acte de sa décision.
Dans un délai de 15 jours, un conseil municipal devra être organisé afin de désigner un nouveau maire.
Relaxé en première instance, M. Commeinhes avait été déclaré coupable en appel d’avoir entre 2016 et 2019 signé des arrêtés augmentant de façon jugée irrégulière les rémunérations de son ancien directeur général des services, Patrice Millet, à hauteur de 99.000 euros, et de la responsable du service « immobilier » de la ville, pour 44.000 euros.
« Seule une erreur administrative, commise volontairement par une personne malhonnête qui a trahi ma confiance, aura mis fin à ces mandats. C’est là mon seul regret », a affirmé celui qui aura été à la tête de Sète pendant 24 ans.



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