Les différentes formes de violences ont gagné du terrain ces derniers mois dans les transports en commun maralpins. Le préfet annonce un renforcement des patrouilles dans les gares, ainsi que davantage d’opérations de bouclages et de contrôles.
Les dernières données de l’insécurité dans le département donnent peu envie de fanfaronner. Sur les 17 indicateurs observés, 9 sont en baisse, 8 en hausse. Les vols de voitures reculent, mais après une période de large progression. De même pour les vols à la tire. +2% pour les agressions dans l’espace public. Les meurtres, +21%, les tentatives, +12%.
La préfecture des Alpes-Maritimes souligne également parmi les hausses notables celle de la violence dans les transports en commun. Ainsi, entre 2023 et 2024, ces faits ont pris 4,4%, de 226 à 236 signalements (sans compter donc un très grand nombre de cas qui passent sous les radars). Un chiffre qui prend en compte l’ensemble des mobilités, bus, tramways comme trains régionaux.
Ainsi, dans son « Plan de restauration de la sécurité du quotidien », Hugues Moutouh promet de « poursuivre les opérations de sécurisation de « bouclages de gares », en lien avec les services partenaires (Sûreté ferroviaire et la Douane notamment)» ainsi que d’intensifier les patrouilles.
En plus des trains, cette année, il est prévu dans les zones gendarmerie « d’organiser des opérations de contrôle des bus urbains sur toutes les lignes desservant des communes résidentielles, avec appui de brigades cynophiles ».
« Pas d’insécurité endémique chez nous »
Dans la Métropole Nice-Côte d’Azur, la régie publique des Lignes d’Azur a recruté pour ses équipes de contrôleurs et créé des brigades de nuit depuis un an et demi.
Gaël Nofri, le président de RLA, assurait à Nice-Presse que « tout est fait pour sécuriser les usagers. Mais les transports publics transportent… du public. On sait que notre société est violente. Intéressons-nous aux suites qui sont données aux interpellations des contrevenants. Les pickpockets, par exemple, peuvent être arrêtés 40 fois au cours de la saison, et revenir voler continuellement, parce qu’ils ne sont pas sanctionnés par la justice ! Dès lors, que faire ?»
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Tout en apportant une nuance : « Nous accueillons plus de touristes que les autres villes. Mais il n’y a pas d’insécurité endémique chez nous ».
Pour ce qui est du réseau des TER, les faits de délinquance sont passés d’autour de 3000 en 2016 à environ 2000 en 2023 (+26 % sur une année).
Pour 2024, le président Renaud Muselier faisait état de 133 agents de sûreté ferroviaire déployés : « spécialisés dans la protection rapprochée, réservistes de la gendarmerie et médiateurs », de 104 caméras piétons mises à disposition pour 250 agents de contrôle formés, de 39 portiques anti-fraude ; et de 40 gares vidéosurveillées par 1100 caméras.



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