Eric Axelson est le fondateur et directeur d'enquêtes du cabinet de détec­tives privés Riviera Private Investigation, basé à Nice. 

Agréé par l'Etat (via le CNAPS - Conseil National des Activités Privées de Sécurité), membre de l'UPE06 (Union pour l'Entreprise) et affilié au SNARP (syndicat majori­taire des détec­tives privés en France) et à la WAD (Association Mondiale des Détectives), le cabinet RPI propose ses services d'enquête sur tout le bassin méditer­ranéen et même partout en France, à desti­nation des parti­cu­liers, mais aussi des entre­prises et des collectivités. 

Rencontre avec un "expert de la preuve".

Parlez-​nous de votre parcours professionnel en tant que détective privé et de ce qui vous a amené à choisir cette carrière ?

J'ai ouvert le cabinet RPI début 2022, après une formation parti­cu­liè­rement exigeante (1200 heures, dont 500 de stage) et très juridique. La profession est drasti­quement régle­mentée et contrôlée, et son exercice est soumis non seulement à une formation spéci­fique, mais aussi à l'obtention d'agréments délivrés par le CNAPS. 

J'avais derrière moi une quinzaine d'années d'expérience profes­sion­nelle dans le secteur privé, où j'avais déjà exploité des compé­tences avancées en recherches sur Internet, mais aussi en droit et en technique photo et vidéo. 

Il s'agit d'un métier passionnant parce que toutes les affaires que nous traitons sont diffé­rentes, et nous travaillons dans le sens de la justice, même si nous sommes malheu­reu­sement encore parfois vus comme des voyeurs, ce qui n'est aucunement le cas. Notre inter­vention est parfai­tement cadrée d'un point de vue légal, et nous sommes tenus de respecter la vie privée des individus.

Quels sont les types de cas les plus courants que vous traitez chez Riviera Private Investigation, et comment votre équipe aborde-​t-​elle ces affaires ?

Evidemment les enquêtes dans le cadre d'adultères sont encore nombreuses, parce que la fidélité est encore et toujours une obligation au titre de l'article 212 du Code civil ! Apporter la preuve d'une infidélité répétée peut donc aider à obtenir un divorce pour faute. 

Toujours dans le cadre de sépara­tions, nous inter­venons également pour déter­miner le train de vie et/​ou le patri­moine, afin d'estimer au mieux la pension alimen­taire ou d'en obtenir sa révision. Pareil pour la garde des enfants : établir que l'homme ou que la femme a des compor­te­ments à risque (drogue, alcool…) peut aider à obtenir une décision du juge d'accorder la garde à l'autre parent.

Nous intervenons aussi à la demande de parents qui s'inquiètent au sujet des fréquentations de leurs enfants mineurs, parce que les parents sont tenus de protéger leurs enfants.

Toujours pour les parti­cu­liers, les succes­sions sont un autre domaine où nous inter­venons, afin de déter­miner un patri­moine immobilier, par exemple, ou de vérifier si l'auteur d'un testament n'a pas été manipulé, ou même de rechercher une personne disparue… Le champ d'intervention est immense, en fait ! A chaque fois qu'il y a un litige entre parti­cu­liers, entre parti­cu­liers et entre­prises, ou entre entre­prises elles-​mêmes, nous sommes suscep­tibles d'intervenir.

Les entre­prises, parlons-​en justement : salariés en arrêts abusifs, non-​respect de clauses spéci­fiques du contrat de travail, actes de concur­rence déloyale, harcè­lement, vols en interne (appelé aussi "coulage de marchandise"). Là encore, là où la force publique (police, gendar­merie) n'intervient pas, nous le pouvons.

Vous le voyez, le périmètre est très large, même s’il est essen­tiel­lement du côté du Droit Civil /​ Droit Privé. En matière pénale, nous inter­venons plus rarement, parce que c'est la compé­tence des forces régaliennes (police /​ gendar­merie). Néanmoins, si des preuves manquent pour justifier un dépôt de plainte, nous pouvons inter­venir en amont de la plainte. Et ensuite, après un éventuel jugement, dans le cadre de ce qu'on appelle la contre-​enquête pénale, afin par exemple d'obtenir la tenue d'un nouveau procès.

Chaque enquête est diffé­rente : nous prenons tout d'abord le temps d'un entretien appro­fondi avec le client, pour comprendre sa problé­ma­tique et vérifier que nous sommes bien dans un cadre légal. 

Nous proposons ensuite un périmètre d'intervention, qui peut comprendre de l'enquête adminis­trative comme de l'enquête de terrain, ou un mélange des deux. Vient ensuite le temps de la réali­sation de l'enquête, qui peut aller de quelques heures à plusieurs semaines. Puis de la rédaction du rapport d'enquête. Nous nous attachons parti­cu­liè­rement à nouer des liens de confiance avec nos clients, et devons également les informer en toute trans­pa­rence que l'issue de l'enquête est toujours incer­taine : ils ont parfois des doutes fondés, et parfois pas ! 

Parfois nous trouvons, parfois nous ne trouvons rien ! C'est pourquoi nous insistons sur le fait que nous sommes tenus à une obligation de moyens, et non de résultats.

Quelles sont les compétences et les qualités essentielles nécessaires pour être un bon détective privé ?

Il faut être non seulement pointu sur les questions juridiques, afin que les preuves que nous apportons soient recevables en justice, mais également parti­cu­liè­rement intègre, précis, réactif, et patient. De très nombreuses heures d'attente sont parfois néces­saires avant d'obtenir l'information attendue. Il faut alors être parti­cu­liè­rement réactif et obser­vateur. Bref, c'est un travail de pêcheur… ou de chasseur !

Donnez-​nous un exemple concret d'une affaire résolue grâce à vos compétences et à votre travail d'enquête ?

Malheureusement pas. La Loi nous impose de respecter le secret profes­sionnel. Mais nous aidons quoti­dien­nement des parti­cu­liers ou des entre­prises à faire valoir leurs droits : sanctionner un salarié qui monterait une affaire concur­rente à celle de son employeur, tout en étant en arrêt maladie, par exemple… ou aider un père à obtenir la garde exclusive de ses enfants parce que la maman, alcoo­lique, les met en danger quand elle prend son véhicule.

Comment la coopération avec d'autres experts ou organismes chargés de l'application de la loi, le cas échéant, contribue à optimiser les résultats de vos enquêtes ?

Nous travaillons main dans la main avec les avocats, qui n'hésitent pas à conseiller à leurs clients de faire appel à nos services si des éléments de preuve manquent au dossier. Mais également avec les huissiers de justice (qu'on appelle désormais "commis­saires de justice"), soit pour les aider à retrouver des individus qui font tout pour échapper à la justice, soit en faisant appel à eux dans le cadre de certaines procédures. 

Là où les huissiers sont légalement tenus d'annoncer leur qualité d'huissier, la loi nous autorise au contraire à ne pas faire état de notre profession, et c'est bien utile ! 

Enfin, nous travaillons également avec les notaires dans le cadre de succes­sions (recherche d'héritiers, de patri­moine…) et nous touchons bien souvent au domaine de la généa­logie, domaine auquel nous avons également été formé.

Pratique

  • Riviera Private Investigation
  • Tel : 07 83 10 28 87
  • Mail : contact@​riviera-​private.​com
  • Le site web

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