Le projet est lancé. Mercredi, la première pierre du futur lieu de mémoire était posée. Le site devrait être accessible à tous d’ici un an, au cœur du Carré d’Or.
Un symbole puissant. Nous vous l’avions annoncé en avant-première en octobre 2023, avant que le projet soit véritablement lancé en novembre de cette même année. Le conseil municipal avait approuvé cet aménagement dans le centre-ville.
Son arrivée était attendue au départ pour 2025. L’ouverture de ce centre se fera finalement à la rentrée 2026 : le chantier est sur la bonne voie, avec la première pierre qui a été posée, symboliquement, mercredi 17 septembre au cours d’un événement spécial. Les travaux devraient durer environ onze mois. Rendez-vous autour de la rentrée prochaine.

Serge Klarsfeld très impliqué dans ce projet
Pour la cérémonie donnée à la Villa Masséna, le maire, Christian Estrosi, a repris les mots du président Jacques Chirac lorsque ce dernier inaugurait le mémorial parisien en 2005. À noter, la présence de Serge Klarsfeld, qui a passé une part de sa vie à chasser les nazis avec sa femme, Beate.
Merci à toutes celles et ceux qui rendent possible cette ouverture, et en particulier à Serge Klarsfeld, mémoire vivante de la Shoah, et à Éric de Rothschild, président du Mémorial de la Shoah, gardien opiniâtre et patient de cette mémoire.
— Christian Estrosi (@cestrosi) September 17, 2025
Je tiens à leur redire toute mon amitié… pic.twitter.com/KxjbEGWj91
Rappelons que le natif de Bucarest, en Roumanie, a échappé, avec sa sœur, à une rafle à Nice en 1943. Chance que n’ont pas eu les 3.604 victimes niçoises envoyées dans les camps, durant la Seconde Guerre mondiale. C’est pour ne pas les oublier, ni eux ni la barbarie, que ce monument verra le jour dans quelques mois.
Musée sur trois niveaux, avec expositions et réceptions d’élèves
Un lieu de mémoire, pour témoigner et transmettre. Situé dans le passage Meyerbeer, au cœur du Carré d’Or, le musée proposera une exposition permanente sur l’histoire de la communauté juive dans la capitale maralpine sous l’occupation.
Dans un autre espace, nous verrons des présentations temporaires, tandis d’autres pièces recevront de jeunes élèves et des conférences. Le tout sera organisé sur trois niveaux. C’est l’agence Février Carré qui a été choisie.
Le site prendra la place d’une ancienne centrale électrique désaffectée. En novembre 2023, l’estimation du coût de la construction était de 1,5 million d’euros, une somme financée par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Une inauguration attendue, alors que les actes antisémites sont encore très nombreux en France et sur la Côte d’Azur.



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