En France, le drame silencieux des mères SDF

De jeunes mamans accompagnées de leurs bébés ont été refoulées d’un hôpital parisien. Une triste réalité que les associations dénoncent dans Le Monde afin d’obtenir des mesures à la hauteur de la gravité de la situation.

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SOCIÉTÉ – Les maternités sont débordées, les places dans les centres d’hébergements ne suivent plus…

Dans une enquête menée par Le Monde ce lundi 2 décembre, les associations révèlent la situation dramatique de ces jeunes femmes qui viennent en majorité de pays en guerre, notamment en Afrique subsaharienne. Enceintes ou mères d’enfants en bas âge, elles se retrouvent seules, dans les rues de Paris et dorment à même le sol ou dans les métros.

Dans le meilleur des cas, elles trouvent refuge en maternité, sur des lits d’hospitalisation. Une solution très difficile à gérer pour le personnel soignant. Mais ces solutions d’extrême urgence ne durent que trois ou quatre semaines avant que l’enfer ne recommence.

En pleine période hivernale, ces femmes que l’on surnomme les “invisibles”, sont ainsi livrées à elles-mêmes. Elles affrontent le froid, les maladies et les violences.

Certaines se font menacer, agresser ou violer. Des tragédies que dénonce Gilles Petit-Gats, directeur de la Coordination de l’accueil des familles demandeuses d’asile: “Chaque jour, je m’attends à un nouveau drame, comme cette femme qui, après six semaines de rue, a accouché de jumeaux dont l’un n’a pas survécu, faute de lui trouver un toit.”

Chaque soir, ce ne sont pas moins de 700 enfants qui dorment dans la rue, au sein même de la capitale. Des chiffres qui ne sont pas les seuls à faire peur aux associations, qui alertent sur l’importance de ce phénomène : “Nous estimons à 146 le nombre de bébés nés dans la rue cette année, alors qu’ils n’étaient que 100 en 2018 et 49 en 2017. La progression est fulgurante” précise encore Gilles Petit-Gats.

En 2016, le rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre s’intéressait déjà à la situation “gravissime” de ces femmes enceintes ou tout juste mères.

Peu de données nationales permettent d’appréhender l’ampleur du problème. A titre d’exemple, le réseau Solidarité Paris Maman (Solipam) accompagne chaque année près de 300 familles en “extrême précarité”… sur la seule région Ile-de-France.

D’après Médecins du monde en 2013, 61% des femmes sans logement n’avaient jamais bénéficié de consultation médicale avant l’accouchement, maximisant ainsi les risques de graves complications, pour la mère comme pour l’enfant.

Que fait le gouvernement ?

Pour pallier à ce fléau, le ministre du Logement Julien Denormandie, a organisé le 28 novembre une réunion de crise avec les associations pour annoncer le rallongement des crédits des nuits hôtelières.

De son côté, l’adjointe à la maire de Paris, Dominique Versini, a proposé à l’Etat l’ouverture de plus de 1.000 places d’hébergements au sein de bâtiments municipaux.

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