Le nouveau « Baromètre des territoires » met en lumière une région Sud tiraillée entre son attachement local et de fortes inquiétudes, où l’aspiration au changement se heurte à des contraintes perçues comme insurmontables… La question de la sécurité apparaît centrale.
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Bonne nouvelle, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, les habitants expriment un fort attachement à leur région (77 %)… mais ce lien s’accompagne d’un profond sentiment d’insécurité et d’injustice.
@elabe_fr @GroupeSNCF @i_montaigne
Voici les résultats de la 3ème édition du #BaromètreDesTerritoires
Réalisée auprès de 10 000 personnes, cette étude cherche à mieux comprendre comment les Français vivent et s’adaptent à l’empilement des crises sociale, écologique et politique pic.twitter.com/CJUZkkhfaF— ELABE (@elabe_fr) January 14, 2025
Des communautés trop « fermées » ?
Selon le dernier « Baromètre des territoires » réalisé par Elabe, l’Institut Montaigne et la SNCF, 75 % des sondés estiment que l’identité française est menacée, notamment par une immigration perçue comme excessive (39 %) ou par des communautés jugées trop fermées (33 %). Par ailleurs, 77 % jugent la société « injuste », et 37 % regrettent un manque de respect dans la vie quotidienne.
L’insécurité serait omniprésente, avec 71 % des habitants ayant été victimes d’incivilités et 47 % se sentant exposés au risque d’agression. Cette réalité nourrit un isolement social : 54 % estiment que chacun vit de son côté, et seuls 8 % perçoivent les Français comme un collectif uni.
Les préoccupations autour de l’éducation sont marquées : 71 % dénoncent le dysfonctionnement du système éducatif, et 89 % jugent que les enseignants sont souvent contestés, plus encore que les policiers.
Les catastrophes climatiques inquiètent, aussi, beaucoup
Sur le plan économique, la baisse du pouvoir d’achat inquiète 52 % des sondés, obligeant 80 % d’entre eux à rechercher des économies, tandis que 60 % renoncent à certains déplacements.
En matière environnementale, 59 % des sondés jugent leur région mal préparée au changement climatique, et 67 % se sentent limités dans leurs efforts par un manque de moyens. Si 80 % se disent prêts à changer leurs habitudes, beaucoup dénoncent des inégalités dans la capacité à s’adapter.





