La droite a vivement critiqué mardi la relance des relations entre la France et l’Algérie, minimisant son impact sur les obligations de quitter le territoire (OQTF). Laurent Wauquiez a dénoncé « une riposte très provisoire », tandis que le député de Nice Éric Ciotti, allié du RN, a fustigé une relation « insupportable » entre les deux nations.
« La riposte était très graduée et en plus très provisoire », a commenté Laurent Wauquiez sur X, au lendemain de l’échange entre Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune. Cette conversation entre les présidents français et algérien a officialisé une reprise du dialogue bilatéral après une longue période de tensions.
S’exprimant lors d’une réunion des députés LR, l’élu de Haute-Loire, candidat à la présidence de son parti face au ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, s’est dit persuadé que les autorités algériennes refuseront d’accueillir les personnes concernées par une OQTF.
« On va se retrouver dans 90 jours avec des OQTF dangereux qui seront dans la nature. On ne peut pas l’accepter », a-t-il averti.
Sur l’Algérie, une question simple : où est Monsieur Retailleau ? Pendant des semaines, le ministre de l’Intérieur a montré ses muscles.
— Eric Ciotti (@eciotti) April 1, 2025
Mais à la fin, c’est la soumission d’Emmanuel Macron à l’Algérie qui vient de l’emporter ! Les visas seront toujours délivrés par dizaines de… pic.twitter.com/fG5KBs52Xv
De son côté, Éric Ciotti, président de l’UDR et élu niçois, a directement attaqué Bruno Retailleau sur CNews, lui reprochant d’avoir affiché « des petits muscles face à Alger ».
D’après l’élu des Alpes-Maritimes, cette entrevue entre Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune démontre que « les ministres n’ont aucun pouvoir, M. Retailleau en premier ».
« La relation privilégiée Macron-Algérie depuis 2016 perdure. Et cette relation, elle est insupportable parce qu’elle traduit un recul de notre pays », a-t-il ajouté.
Cette conversation téléphonique, qui s’est tenue le jour de l’Aïd el-Fitr marquant la fin du ramadan, a permis aux deux présidents d’affirmer « leur volonté de renouer le dialogue fructueux », selon un communiqué commun.
Cependant, cette reprise de la relation reste conditionnée à la libération de l’écrivain Boualem Sansal et à des considérations de politique intérieure des deux côtés de la Méditerranée.
Ces dernières semaines, la question de la réadmission en Algérie des ressortissants sous OQTF, brandie à plusieurs reprises par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, a ravivé les tensions entre Paris et Alger.
(Avec AFP)





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