Christian Estrosi tente de récupérer une statue de Napoléon et agace fortement le maire de Rouen

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Photo : EC Photo/UMP/Montage Nice-Presse

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Christian Estrosi a proposé d’accueillir dans notre ville une statue de l’Empereur, qui devait, à Rouen, être remplacée par «une figure féminine». Le maire PS de la ville n’a que très peu apprécié l’initiative.

MERCI MAIS NON MERCI — Le maire de Rouen (Seine-Maritime) ne se débarrasse décidément pas de la polémique autour de la statue de Napoléon. Nicolas Mayer-Rossignol a proposé à la fin de l’été de remplacer l’effigie de Bonaparte, installée sur la place du Général-de-Gaulle, par une «figure féminine» comme par exemple Gisèle Halimi.

Après avoir soulevé des cris d’orfraie au niveau local comme national, le maire avait précisé que la statue était actuellement «en rénovation» mais qu’elle était destinée à être installée «ailleurs en ville».

Le maire de Nice a sauté sur l’occasion ce week-end. Sur les réseaux sociaux, samedi 19 septembre 2020, Christian Estrosi a proposé de la récupérer pour l’installer «dans un espace privilégié» de la capitale azuréenne.

Sans «porter de jugement» sur le choix de la municipalité rouennaise, il aimerait récupérer la statue «compte tenu des liens historiques qui unissent la ville de Nice à Napoléon 1er et Napoléon III».

«La Ville de Nice, membre du réseau Ville Impériale, propose de la récupérer pour son espace public si la consultation en cours à Rouen n’aboutit pas à sa réinstallation dans cette ville.»

Le premier magistrat de Rouen lui a vertement répondu :

«Merci pour votre intérêt soudain pour Rouen ! Il n’a jamais été question de se séparer de la statue de Napoléon, nous la restaurons pour plus de 100.000 euros».

Avant d’ajouter : «Plutôt que polémiquer travaillons à l’égalité F/H dans l’espace public. À Nice, Rouen et ailleurs, tant reste à faire.»

Le «tweetclash» a continué avec un Christian Estrosi flatteur… et un maire de Rouen qui l’était nettement moins. «(Votre ville) incarne plus que d’autres villes la grande histoire de France, histoire que les Niçois ont choisi de rejoindre librement en devenant Français par référendum il y a 160 ans.»

Ce à quoi Nicolas Mayer-Rossignol lui a répondu, lapidaire : «Vous me répondez Napoléon et Histoire de Nice il y a 160 ans, quand je vous parle d’égalité entre les femmes et les hommes et d’avenir. Tant pis. Pourtant l’enjeu de la place des femmes dans l’espace public me paraît autrement plus important que ces vaines polémiques que vous tentez d’entretenir.»

Ces deux là ne partiront sans doute pas en vacances ensemble, avec ou sans cette très belle statue sous le bras.


«Anti-Républicain»

RÉACTION. Sur Twitter, le président de l’association Tous Citoyens ! David Nakache n’a pas non plus goûté l’idée : «Le maire de Nice voue un culte édifiant et anti-républicain à Napoléon 1er. Son ingérence dans les décisions du maire de Rouen, qui lui au moins consulte ses habitants (une consultation numérique sur la question a été lancée, NDLR), touche au ridicule. Avec 20% de Niçois sous le seuil de pauvreté, rien de mieux à faire ?»

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