Un nouvel homicide par arme à feu a frappé le cœur de Marseille dimanche soir. Un homme a été tué par balles dans le quartier de Belsunce, à proximité immédiate de la Canebière. Ce drame s’inscrit dans un contexte de violences récurrentes liées aux trafics, alors que le département des Bouches-du-Rhône enregistre déjà de nombreux morts depuis le début de l’année.
Encore un coup de feu en pleine ville, encore une vie fauchée en quelques secondes ! Dimanche, vers 21H30, un homme a été mortellement touché par plusieurs balles au thorax, en plein centre de Marseille, dans le quartier de Belsunce. Malgré l’intervention rapide des secours, la victime est décédée sur place, selon les marins-pompiers.
Un homicide en plein centre-ville, à deux pas de la Canebière
Les faits se sont déroulés dans un secteur particulièrement fréquenté, situé à quelques mètres seulement de la Canebière. La victime, atteinte de plusieurs projectiles au niveau du thorax, n’a pas pu être réanimée. Une source policière a confirmé l’homicide, sans livrer davantage de précisions à ce stade sur les circonstances exactes ou l’identité de la victime.
Le quartier de **Belsunce**, décrit comme paupérisé, est régulièrement cité par les autorités comme un secteur où prospèrent divers trafics. Cette réalité pèse lourdement sur la vie quotidienne du centre-ville marseillais, déjà confronté à une succession de faits divers violents.
Un quartier marqué par les trafics et les violences armées
Ce nouveau meurtre n’est pas un fait isolé. En mai dernier, un homme de 25 ans avait déjà été tué par balles dans ce même quartier, devant une pizzeria. Les autorités avaient alors confirmé qu’il s’agissait d’un assassinat sur fond de trafic de drogue. Ces épisodes successifs illustrent la persistance de réseaux criminels actifs dans cette zone du centre de Marseille.
La répétition de ces violences alimente l’inquiétude des habitants et des commerçants, confrontés à une insécurité durable. Les enquêtes se succèdent, mais les homicides continuent de marquer la ville à un rythme soutenu.
Une série noire dans les Bouches-du-Rhône
Au-delà de ce drame survenu à Belsunce, d’autres faits récents témoignent de la gravité de la situation dans l’ensemble du département. Jeudi encore, un corps avait été découvert dans le coffre d’une voiture incendiée dans le nord de Marseille. Samedi, la victime n’était toujours pas identifiée formellement, selon le parquet de la deuxième ville de France.
Le jour de Noël, un autre corps avait également été retrouvé dans une voiture incendiée à Septèmes-les-Vallons, commune limitrophe de Marseille. Le véhicule avait été signalé comme volé, ajoutant une dimension criminelle supplémentaire à cette affaire.
Selon un décompte de l’AFP, 19 personnes ont perdu la vie dans des narchomicides en 2025 dans le département des Bouches-du-Rhône, la grande majorité à Marseille. Un chiffre qui souligne l’ampleur du phénomène et la pression constante exercée par les réseaux de trafic.
Une ville encore marquée par des drames récents
Cette succession de violences rappelle aussi d’autres affaires qui ont profondément marqué Marseille. Le 13 novembre, la mort de Mehdi Kessaci, 20 ans, petit frère du militant écologiste et antidrogue Amine Kessaci, avait bouleversé la ville. Cet événement avait ravivé le débat sur l’emprise des trafics et les réponses à y apporter.
Le meurtre survenu dimanche soir à Belsunce s’inscrit ainsi dans une chronologie lourde de sens. Alors que les enquêtes se poursuivent, ce nouveau drame vient rappeler la persistance d’une violence armée qui touche aussi bien les quartiers populaires que le cœur historique de Marseille.
Nice-Presse avec des contenus de l’AFP







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