À partir du 1er juillet, les étudiants non européens et non boursiers seront privés d’aides personnalisées au logement (APL). Validée en début d’année, cette mesure issue de la loi de finances pour 2026 suscite l’indignation des syndicats et associations. Les jeunes justifiant d’une activité professionnelle échappent toutefois à cette restriction.
La quittance de loyer s’annonce plus lourde cet été. Dès le 1er juillet, les étudiants non européens dépourvus de bourse perdront leur droit aux allocations pour se loger. Cette restriction découle directement de la récente loi de finances pour 2026. La disposition a franchi le cap du Conseil constitutionnel, avec une validation officielle intervenue au mois de février dernier.
Le texte gouvernemental paru dimanche au Journal officiel fixe un cadre très strict. Il prévoit de « limiter l’accès au droit à une aide personnelle au logement pour les étudiants extra-communautaires à ceux remplissant les conditions pour être titulaires d’une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux ».
La perte de ces revenus n’est donc pas systématique pour l’ensemble des jeunes venus de l’étranger. Les conditions d’attribution visent spécifiquement les profils non boursiers.
La colère du milieu associatif
Le ministère du Logement maintient néanmoins un accès dérogatoire au dispositif. Les étudiants inscrits en apprentissage gardent l’intégralité de leurs droits financiers.
Il en va de même pour ceux capables de justifier d’une activité salariée en marge de leur cursus universitaire. Le maintien des aides est assuré sous réserve de travailler un minimum d’une heure par semaine.
Sur le terrain, la décision provoque de vives réactions. Les organisations étudiantes et les structures militantes pour l’accès au logement s’insurgent contre ce nouveau décret. Dans les rangs des opposants, les critiques ciblent l’esprit même du texte. Certains collectifs dénoncent publiquement l’instauration d’une « préférence nationale ».






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