Les Alpes-​Maritimes sont toujours soumises à une vigilance orange liée à la canicule, alors que la fin de semaine promet de nouvelles fortes chaleurs. 

On ne serait pas tous logés à la même enseigne face aux consé­quences des épisodes canicu­laires. C'est en tout cas ce que nous apprend une nouvelle étude néerlan­daise. Les femmes seraient ainsi plus menacées par les consé­quences néfastes de ces situa­tions que les hommes.

"Les décès de femmes sont supérieurs de 56 % à ceux d’hommes"

Les experts se sont intéressés aux chiffres de la mortalité, et elles auraient ainsi 15% de proba­bi­lités en plus de décéder (ce qui s'était vérifié au cours de la catas­trophe de 2003 en France). La raison avancée peut surprendre.

D'après le chercheur Hein Daanen, cela s'expliquerait par une histoire de sudation : "Les personnes âgées trans­pirent deux fois moins que les jeunes. Les femmes âgées elles, trans­pirent deux fois moins que les hommes âgés. Ainsi, leur capacité à évacuer la chaleur est moindre" détaille-t-il.

Autre élément : l’hypertension artérielle et le stress engendrés.

"La tension cardio­vas­cu­laire serait plus élevée chez elles, ce qui pourrait expliquer leur risque de mortalité plus élevé en cas de chaleur. D’autant plus que le système cardio­vas­cu­laire de la femme est plus fragile et moins étudié que celui de l’homme".

Ce travail pourrait être nuancé par le fait que les femmes vivent plus longtemps en moyenne que les hommes, elles sont donc sur-​représentées parmi les classes d'âges supérieures. Elles ont également tendance à être plus isolées socia­lement au cours de leurs vieux jours.

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