Une large fracture entre l’ouest et l’est de la France pour le développement des pistes cyclables ? C’est en tout cas ce que note la Fédération française des Usagers de la Bicyclette (FUB) dans son baromètre des villes cyclables 2025. Et ce n’est pas à l’avantage de Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Elle se définit comme « la plus grande enquête citoyenne sur le vélo dans le monde. » En octobre, la Fédération française des Usagers de la Bicyclette (FUB) a dévoilé les résultats du baromètre des villes cyclables 2025. Et il va faire causer en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Mais avant de se pencher sur les observations et les conclusions de cette étude, il nous faut d’abord comprendre ce qu’elle englobe.
Il s’agit de la quatrième édition de ce rapport après 2017, 2019 et 2021. Cette mise à jour était donc attendue quatre ans après la dernière. De quoi parle le document ? Il a recueilli les avis des pratiquants de la « petite reine » entre le 28 février et le 3 juin 2025, pour 334.000 réponses (+21 % par rapport à 2021) et 2.646 communes classées.
Évaluer le « climat vélo » dans les collectivités
Qu’est-il analysé ? Cinq critères sont passés au crible pour déterminer le « climat vélo » : sécurité des déplacements, confort du trajet, efforts de la municipalité, équipement en stationnement et services, plus le ressenti général. Au-delà des cyclistes confirmés et réguliers, les débutants aussi pouvaient donner leur avis afin de dresser un diagnostic territorial qui peut s’avérer précieux.
Avec des enseignements assez dramatiques pour la région Sud. Si l’ouest de la France est vu comme un exemple à suivre, notre Provence-Alpes-Côte d’Azur serait une des moins bonnes collectivités de l’Hexagone avec une note moyenne entre 2,5 et 2,8 sur 6. Seule la Corse fait pire avec une évaluation inférieure à 2,5.
Ainsi, il existerait une « fracture Atlantique/Méditerranée » d’après les retours des sondés, « ce qui interroge : pourquoi les territoires ensoleillés, a priori favorables au vélo, peinent-ils tant à développer sa pratique ?», se questionne les membres de la FUB. La réponse finalement est à retrouver en observant les scores des localités.
Plus de « cancres » que de « bons élèves » dans le Sud
On en détaillait quelques-unes dans ce sujet publié au début de l’automne. Rappelons déjà que l’évaluation va de « excellente », soit « A+», à « très défavorable », qui équivaut à un « G ». Or, beaucoup de cités du Sud-Est obtiennent un « E » ou un « F ». Nice en fait partie (même si la capitale azuréenne a su progresser depuis 2021, malgré son centre-ville saturé et son relief). La Baie des Anges n’est pas seule, car on retrouve également Aix-en-Provence (« E »), Antibes (« F »), Arles (« F »), Cannes (« F »), Fréjus (« F »), Hyères (« F ») et Toulon (« F »).
Des résultats peu glorieux pour nos principaux ambassadeurs. Mais c’est encore moins reluisant chez les « cancres » que sont Aubagne, Les Pennes-Mirabeau, Marseille, Simiane-Collongue, Ventabren (Bouches-du-Rhône), Grasse, Le Cannet, Menton (Alpes-Maritimes), Pourrières, Puget-sur-Argens et Sanary-sur-Mer (Var). Toutes sont classées en « G », le plus bas niveau possible.
Des communes pour certaines très peuplées, notamment Marseille et ses alentours, qui pèsent irrémédiablement dans le bilan et tirent la région vers le bas. Pour finir sur une note positive, évoquons les bons élèves, Velleron (Vaucluse), Carqueiranne (Var) et La Roque-d’Anthéron (Bouches-du-Rhône), qui glanent un solide « B ».





Et Oui, Ce n’est pas plat.