Utilisateurs réguliers de l’autoroute A8 reliant notamment les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône, il est possible qu’emprunter cet axe routier coûte bien plus cher en 2025. On vous explique les raisons de cette hausse.
Dès le 1er février 2024, passer les portiques d’un péage vous reviendra entre 2,71% et 3,87% plus cher qu’actuellement. Une hausse mesurée en comparaison de celle prévue par les sociétés d’autoroute l’année suivante.
D’après Le Parisien ce mercredi 29 décembre, ces entreprises auraient l’intention de répercuter la taxe sur les surprofits à partir de 2025. Pour rappel, celle-ci a été décidée par le gouvernement et doit permettre un gain de 600 millions d’euros pour les finances publiques.
Concernant cette augmentation, il ne s’agit pas uniquement de l’indexation habituelle, puisque tous les ans, les tarifs sont révisés selon un calcul qui prend en compte au minimum 70% de l’inflation.
Une augmentation de plus de 5,5% sur l’autoroute A8
La progression pourrait ainsi se chiffrer autour des 5% supplémentaires en moyenne à compter de 2025.
Pour dresser un bilan à Nice et dans les Alpes-Maritimes, il faut préciser qu’ESCOTA (Autoroutes Esterel-Côte d’Azur), filiale de Vinci Autoroutes gestionnaire de l’autoroute A8 (Aix-en-Provence - Menton) et plusieurs autres voies comme l’A50, l’A500 ou encore l’A51, pourrait faire grimper ses prix de 5,5%, en plus de l’indexation annuelle.
Cela reste moins que l’APRR (A5, A6, A19, A39…) et ses 6,2%, mais c’est un montant largement supérieur à « l’extra » prévu par l’ATMB (Tunnel du Mont-Blanc) avec +1,3% et à l’A63 entre Bordeaux et l’Espagne avec +1,7%. Les autres axes français oscillent entre +4,9% et +6,1%, correspondant à l’A7 rejoignant Marseille.
Il convient tout de même de préciser que cette majoration n’est pas encore actée. Ce sujet devrait faire l’objet d’une bataille entre l’État et les principaux concessionnaires. Selon les dispositions du contrat qui les lient, ces derniers ont le droit de compenser la hausse de la fiscalité par des prix plus élevés pour les automobilistes.
Le gouvernement l’assure, « aucun impact sur l’évolution des péages »
Afin d’essayer de contourner cela, le gouvernement a ajouté les aéroports au périmètre des sociétés impactées par la taxe. Un quart des recettes proviendrait ainsi du domaine aérien et le reste du domaine routier.
Avec cette stratégie, Bercy assure que les conducteurs ne régleront pas seuls la note. Sur RMC, ce mercredi 29 novembre, Clément Beaune, ministre délégué chargé des Transports, affirmait que ce prélèvement n’aurait « aucun impact sur l’évolution des péages ». La réponse définitive devrait être connue dans les prochains mois.






