Christian Estrosi promettait lundi d’attribuer le nom de Nicolas Sarkozy au parvis du futur hôtel des polices, déclenchant une pluie de critiques venues de la gauche. Son rival Eric Ciotti dénonce à son tour cette initiative.
- MISE À JOUR… “Parvis Nicolas Sarkozy” devant un commissariat : à Nice, le préfet saisi pour que l’État tranche la polémique
Hôtel des polices : à Nice, Christian Estrosi décide de baptiser le futur parvis du super commissariat “Nicolas-Sarkozy”#Nice06 @cestrosi @NicolasSarkozy
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) September 29, 2025
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« L’idée de Christian Estrosi de baptiser le parvis du futur hôtel des polices du nom de Nicolas Sarkozy est une erreur » estime ce 30 septembre le député UDR Eric Ciotti, qui s’est longtemps dit « sarkozyste ».
Pour le candidat à la mairie de Nice, il s’agirait d’une « erreur envers l’ancien Président qui n’a pas à être instrumentalisé, et envers les Niçois qui attendent un maire qui rassemble, pas qui divise. »
La veille, Christian Estrosi annonçait que cet hommage serait rendu devant le futur « super commissariat », appelé à être inauguré à la rentrée 2026. Nicolas Sarkozy “a soutenu ce projet unique” et baptiser le parvis en son honneur est “l’occasion de saluer l’action déterminante qu’il a menée, d’abord comme ministre de l’Intérieur puis comme Président de la République, en faisant de la sécurité une priorité nationale”, a-t-il expliqué. Ceci doit être débattu en conseil municipal, mercredi.
La gauche radicale tempête
Pour Juliette Chesnel Le Roux, candidate écologiste soutenue par le PS, les Verts et le PCF aux prochaines municipales, la décision de M. Estrosi est “une provocation de plus qui abime encore l’image de notre ville”.
Elle estime qu’un choix “digne et rassembleur” aurait pu se porter sur Robert Badinter, et non celui de saluer l’ancien chef de l’Etat condamné pour association de malfaiteurs (présumé innocent, il a déclaré qu’il ferait appel).
De son côté, Olivier Salerno, leader local de la France insoumise, avait dénoncé “un pied de nez de plus à la justice pour défendre ses coqu… copains. Trumpisme à la française”. Proche de LFI, le collectif citoyen Viva a lancé une pétition numérique.
L’association “Tous citoyens” a rappelé de son côté que d’autres personnalités de droite condamnées ou controversées ont déjà été honorées : une allée Charles Pasqua en 2018, une rue Jacques Médecin en 2019 et un cours Jacques Chirac en 2020.






