Contestée sur les réseaux sociaux, la loi Duplomb fait également réagir dans les Alpes-Maritimes. La France Insoumise locale reproche aux députés des autres camps de « vouloir empoisonner » les Azuréens.
Une mesure contestée, et c’est un euphémisme. La désormais bien connue loi Duplomb attise les critiques, tout autant qu’elle est défendue avec ferveur par ses soutiens. Aujourd’hui, la balle est dans le camp Conseil constitutionnel. Il s’apprête à examiner ce texte, et à rendre une décision « a priori » le 7 août.
L’organisme régulateur a été saisi par les députés de gauche. Quant au président de la République, Emmanuel Macron, il n’a pas prévu de s’exprimer avant la délibération des sages. Signe que l’exécutif marche sur des œufs, face à une mobilisation citoyenne d’importance.
Pétition relayée par des personnalités politiques, mais pas que
Signe de cet antagonisme, la pétition lancée le 10 juillet dernier sur le site de l’Assemblée nationale. Ce lundi 28 juillet, soit moins de trois semaines plus tard, elle a dépassé la barre des deux millions de signatures, un total « historique », ainsi que l’a qualifié le groupe Les Écologistes sur X.
Elle a, entre autres, été largement relayée par plusieurs personnalités publiques. Citons l’acteur Pierre Niney ou encore le chanteur Julien Doré. Un cri du cœur qui réclame « l’abrogation immédiate » de la proposition.
Pourquoi une telle défiance ? Car cette loi portée par des sénateurs de droite et du centre prévoit de réintroduire sous conditions un pesticide, l’acétamipride. Or, ce dernier est interdit en France depuis 2018, bien qu’il soit accepté ailleurs en Europe. Son approbation est par exemple souhaitée par les producteurs de betteraves et de noisettes, tandis que les apiculteurs craignent le retour d’un « tueur d’abeilles ».
Outre ses effets sur la biodiversité, ceux sur les humains sont encore incertains. Il est source de préoccupations, mais aucune étude d’ampleur n’a tranché la question.
Ce qui n’empêche pas la France Insoumise des Alpes-Maritimes de s’en prendre aux députés maralpins. Dans une publication sur Facebook, le parti de gauche dénonce les élus qui « veulent empoisonner » les habitants.
Dans le viseur de la France Insoumise, Eric Ciotti ou encore Alexandra Masson
Parmi les personnes visées, nous retrouvons Éric Ciotti, Lionel Tivoli, Alexandra Masson, Bryan Masson et Michèle Tabarot, dont les visages apparaissent sur le visuel. On y lit que « la Macronie et le RN ont voté ensemble la loi Duplomb, qui vise à réautoriser l’utilisation de pesticides dangereux. Dans le 06, aucun député ne s’est opposé à cette mesure qui sacrifie note santé au profit des lobbys de l’agroalimentaire. » Un seul, LR, s’est abstenu.
Précisons que la pétition, malgré son succès, ne pourra, à elle seule, permettre de revenir sur les dispositions déjà adoptées. Mais si la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, affirme que la loi sera « de toute façon promulguée », le chemin pourrait s’avérer périlleux.



Supposez qu’un jour on dit que ce qui est dit à Duplomb n’est pas un poison. Faits dits. Ceux qui ont mis ces mèmes vont être pointés par diffamation. Supposez que des faits supportent que ce n’était pas à dire que c’était un poison parce que c’était autre chose. Quelque chose qui n’aime pas les abeilles. Ceux qui ont mis cela vont être appelés d’embobineurs. Il a quelque chose de mauvais dans la pancarte, enlevez les mots, pas le mot Alerte, la pancarte en image dit de travers qu’ils sont des ravageurs, des mauvaises herbes qui empestent. C’est le mème.