Parmi les grandes villes françaises, Nice dispose du marché le plus dynamique. C’est ce que démontre son délai moyen de vente actuel, le plus court, malgré des prix toujours très, très élevés.
Retour à la normale pour le marché immobilier français ? C’est ce que note la plateforme Particulier à Particulier, spécialiste des petites annonces. Dans son baromètre paru le 22 mars, elle analyse les délais de vente dans les grandes aires urbaines du pays. Et en tire trois conclusions après le premier trimestre 2026. Les acheteurs reviennent progressivement, les échanges se fluidifient et les biens partent de plus en plus vite.
Moins de deux mois pour vendre à Nice
Cependant, les tendances ne sont pas tout à fait les mêmes selon les communes. À Nice, malgré des tarifs très onéreux (4 834 euros le mètre carré, troisième plus haut total), les logements ne restent pas disponibles très longtemps. Il faut compter 51 jours dans la capitale maralpine pour céder sa propriété. Aucune autre ville n’observe une durée aussi courte.
Paris, autre cité peu accessible (9 720 euros, premier), arrive juste derrière (52 jours). Ce qui démontre que des prix élevés ne freinent pas les acquéreurs. Dans le reste du top 5, on retrouve Toulouse (53 jours), Montpellier (55 jours) et Bordeaux (56 jours). Trois localités plus abordables financièrement.
Moins de dynamisme ailleurs en Provence-Alpes-Côte d’Azur
Dans les Bouches-du-Rhône, le marché se révèle un peu moins dynamique. Surtout à Marseille, où les vendeurs prennent davantage leur temps (68 jours). Aix-en-Provence se situe dans la médiane des collectivités les plus peuplées (58 jours).
Toulon, ici dans la catégorie moyenne, nécessite 59 jours. C’est mieux que pour le reste de ses consœurs, à commencer par Rennes (62 jours). À titre de comparaison, sachez que dans l’ensemble de l’Hexagone, le délai est supérieur à 3 mois.
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Grâce à ce rapport, on voit que dans ces vastes communes, ce sont les petites surfaces qui sont les plus recherchées.
Par exemple, « un studio bien placé peut trouver preneur en quelques semaines seulement ». La demande tourne largement autour de ces appartements qui attirent les jeunes actifs ou les investisseurs. À l’inverse, pour une maison bourgeoise en centre-ville, souvent plus chère, il faut compter entre trois et carrément six mois.
Les propriétaires doivent prendre en considération que les acheteurs sont devenus « plus exigeants ». Le site explique que la résidence « doit être proposée au bon prix dès le départ » et que seules celles aux montants les plus cohérents intéressent. Pas d’esbroufe, donc.



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