Que vous soyez sur le point de vendre ou d’acheter un bien immobilier, sachez que les délais ont augmenté un peu partout dans le pays. Qu’en est-il à Nice ?
Pour vendre son bien, il faut parfois se montrer patient. Si l’on en croit l’étude publiée par SeLoger, relayée par Capital, la réponse est positive.
Après de nombreux mois de hausse, les taux d’emprunt sont maintenant stables, voire en légère baisse. L’occasion pour les acheteurs d’envisager de passer le cap, et pour les propriétaires, de vendre à des prix cohérents.
Mais les biens immobiliers mettent de plus en plus de temps à se vendre. En France, le délai moyen est de trois mois, soit 77 jours. C’est plus qu’à la même période l’an passé. Un phénomène qui diffère d’une ville à l’autre, comme le détaille le spécialiste SeLoger.
La plateforme a classé les grandes villes françaises où les ventes sont les plus rapides. Et à Nice, les délais sont relativement élevés, mais tout de même plus courts qu’à Antibes, Bordeaux ou Montpellier par exemple.
Des délais en hausse à Nice

En haut du classement, Rouen figure parmi les cités où les acheteurs pressés seront vite récompensés. « Il faut compter 45 jours pour vendre, contre 70 jours un an plus tôt à la même période », rapportent les experts de SeLoger. Derrière, on retrouve Quimper et Roubaix, dans lesquelles les délais de vente ont respectivement reculé de 19 et 9 jours en un an.
Il faut compter en moyenne 52 jours à Brest, et 59 jours à Lille pour vendre un bien. Ces villes ont toutefois vu leur délai augmenter de 13 et 11 jours.
Du côté de Nice, le temps moyen pour trouver un acheteur est évalué à 79 jours. C’est deux jours de plus qu’à Marseille, Lyon ou Clermont-Ferrand.
D’autres cités enregistrent des délais d’attente supérieurs à 80 jours, comme à Toulouse, Antibes, Montpellier, Grenoble ou encore Amiens. Certaines d’entre elles connaissent même une hausse de plus de 20 jours par rapport à 2023.
Pourquoi une disparité des délais d’attente ?
Ces chiffres s’expliquent principalement par le fait que les candidats à l’accession tentent de négocier des prix de vente qui n’ont pas (ou très peu) baissé par rapport aux niveaux atteints lorsque les taux des créditss étaient au plus bas.
Rappelons qu’à Nice, comme dans d’autres villes de la Côte d’Azur, le marché de l’immobilier résiste à la crise, avec même une hausse de près de 11% du prix du mètre carré. Avec Paris, les tarifs pratiqués restent plus élevés qu’ailleurs dans l’Hexagone.
D’autres facteurs ont une influence sur le délai de vente, comme la localisation. La plateforme SeLoger précise qui si un bien n’a toujours pas reçu d’offre au bout de 3 mois, il est conseillé de recourir à une baisse de prix.









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