Autour de Toulon, l’immobilier joue désormais sur deux tableaux. D’un côté, un littoral devenu hors de prix. De l’autre, des communes proches qui résistent encore, avec des tarifs sous les 4 000 euros le mètre carré et une qualité de vie recherchée. Dans le Var, ces villes attirent des acheteurs décidés à rester près de la mer sans sacrifier leur budget…
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À quelques minutes de la rade, le contraste est saisissant ! Alors que certaines stations affichent des niveaux records, des villes et villages voisins proposent encore des prix accessibles, parfois en recul sur un an. Un phénomène qui redessine peu à peu la carte immobilière de l’aire toulonnaise.
Autour de Toulon, un marché immobilier à deux vitesses ?
Autour de Toulon, le littoral continue de « flamber », tandis que l’arrière proche offre des opportunités plus mesurées. Dans plusieurs communes, les prix restent sous le seuil des 4 000 euros le mètre carré, bien loin des sommets atteints par Sanary-sur-Mer ou Six-Fours-les-Plages.
À Toulon, le prix moyen s’établit à 2 843 euros le mètre carré, avec une baisse de 1,1 pour cent sur un an. La moyenne générale évoquée par l’Observatoire PAP le 29 décembre 2025 atteint 2 672 euros le mètre carré. Autour de la ville centre, certaines communes affichent même des replis marqués. Solliès-Toucas recule de 20,1 pour cent sur un an, à 3 453 euros le mètre carré. Solliès-Ville s’établit à 3 293 euros, en baisse de 6,7 pour cent, tandis que La Garde affiche 3 481 euros, avec un recul de 5,9 pour cent.
La Valette-du-Var se distingue avec l’un des niveaux les plus bas du secteur, à 3 088 euros le mètre carré, en repli de 4,2 pour cent. À Solliès-Pont, les prix restent stables, autour de 3 762 euros.
Ces communes qui séduisent sans faire exploser les budgets
Solliès-Toucas attire par son cadre provençal et ses prix encore contenus. Les appartements s’y négocient autour de 2 625 euros le mètre carré, les maisons à environ 4 052 euros. Un appartement de 65 mètres carrés se situe autour de 170 000 euros, un niveau devenu rare dans le secteur toulonnais.
À Solliès-Ville, le profil de village perché séduit les amateurs de charme. Les appartements affichent 2 926 euros le mètre carré, les maisons 4 096 euros. Un 50 mètres carrés revient à environ 146 000 euros. Pour une maison de 90 mètres carrés, le budget tourne autour de 370 000 euros, bien en dessous des prix observés sur le littoral.
La Valette-du-Var joue la carte de la proximité immédiate avec la ville. Les appartements s’y vendent autour de 2 930 euros le mètre carré, les maisons à près de 4 548 euros. Un logement de 60 mètres carrés avoisine 175 800 euros, avec commerces et services à portée de main.
À Solliès-Pont, l’image de ville familiale se confirme. Les appartements se situent autour de 3 003 euros le mètre carré. Une surface de 70 mètres carrés représente un budget d’environ 210 000 euros. Les maisons de 100 mètres carrés atteignent 403 000 euros, souvent avec jardin.
La Garde conserve un profil dynamique et étudiant. Les appartements s’y négocient à 3 056 euros le mètre carré, les maisons à 4 737 euros. Un 55 mètres carrés s’achète autour de 168 000 euros, ce qui en fait une option prisée pour un premier achat.
Le Revest-les-Eaux mise sur la nature et la tranquillité. Les appartements tournent autour de 3 135 euros le mètre carré, les maisons à partir de 4 353 euros. Un 45 mètres carrés revient à environ 141 000 euros, une maison de 110 mètres carrés à 479 000 euros.
À l’opposé, le littoral s’envole. Sanary-sur-Mer dépasse les 6 400 euros le mètre carré pour les appartements et frôle les 7 000 euros pour les maisons. Six-Fours-les-Plages évolue autour de 5 100 euros pour les appartements. Saint-Mandrier atteint 4 700 euros. Le Pradet dépasse les 4 000 euros en moyenne.
Entre ces deux mondes, La Farlède s’impose comme la commune qui monte. Les appartements s’y situent autour de 3 600 euros le mètre carré, les maisons à près de 4 200 euros. Un positionnement intermédiaire, porté par un cadre recherché et une demande familiale soutenue.
Selon l’Observatoire PAP, la périphérie toulonnaise devrait rester solide en 2026. La stabilisation des taux pourrait relancer la demande. Les prix pourraient progresser de 2 à 4 % dans les communes les plus demandées comme La Valette-du-Var ou La Garde, et de 1 à 3 % dans les villages de la vallée du Gapeau…







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