Plusieurs communes autour de Toulon enregistrent depuis trois ans un recul notable du prix des maisons, selon une nouvelle étude de l’expert SeLoger. Une évolution rare dans ce secteur du Var, où les acheteurs peuvent aujourd’hui trouver des biens plus accessibles qu’auparavant.
Voilà une situation qui étonne dans un département autant porté par son attractivité littorale. Les prix se détendent, les transactions se calment et certains secteurs deviennent soudain plus abordables, notait récemment la plateforme, le 13 novembre. Les familles, les primo-accédants et les investisseurs y voient une occasion de revenir sur des marchés qui semblaient inaccessibles il y a encore peu de temps.
Autour du littoral, des reculs mesurés mais réels
À Fréjus, le prix moyen du mètre carré tourne désormais autour de 4 195 euros, avec une baisse proche de six pour cent en trois ans. Cette commune, connue pour ses plages et son animation estivale, fait face à une offre importante en maisons secondaires. Lorsque la demande ralentit hors saison, les prix s’ajustent et les acheteurs disposent d’un choix plus large.
Même tendance à Puget-sur-Argens, où le prix moyen atteint 3 775 euros le mètre carré. La commune profite d’un accès rapide à l’A8 et d’un cadre pratique pour les familles. La correction actuelle s’explique en partie par la période post-Covid, qui avait poussé les prix à la hausse. L’absence d’une grande infrastructure ferroviaire limite aussi l’arrivée de nouveaux profils d’acheteurs.
À Saint-Raphaël, la baisse de près de six pour cent surprend davantage. Le marché local, très recherché pour sa gare TGV, ses services et son bord de mer, voit pourtant ses prix reculer pour atteindre environ 5 261 euros le mètre carré. Les acheteurs se montrent aujourd’hui plus attentifs à l’emplacement et au rapport qualité-prix. Les biens situés dans des zones moins demandées négocient plus facilement.
Plus à l’intérieur du Var, des opportunités pour plusieurs profils
Plus loin du littoral, Cuers affiche un prix moyen d’environ 3 402 euros le mètre carré. La commune reste appréciée par les primo-accédants qui cherchent davantage d’espace. La baisse récente reste modérée. Le marché suit un rythme propre à ces communes en développement, où la qualité de vie attire des ménages qui n’ont plus besoin d’être chaque jour dans les zones côtières ou dans Toulon.
À Ollioules, la baisse atteint elle aussi un peu moins de six pour cent. Le prix moyen se situe autour de 4 330 euros le mètre carré. Entre collines, proximité des grands axes et accès rapide aux services toulonnais, la commune garde un positionnement recherché. Lorsque la dynamique ralentit dans la ville-centre, les communes voisines ressentent souvent le même mouvement, ce qui semble être le cas aujourd’hui.
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