Dans le Parisien mardi 27 février, Bénédicte Durand, fraîchement nommée à la tête du Centre national des œuvres universitaires et scolaires (Cnous), annonce une augmentation des tarifs des loyers dans les résidences universitaires, après cinq années de stabilité.
Elle pourrait atteindre +3,5 %, soit entre deux et six euros par mois et par étudiant, une fois les aides au logement (APL) prises en compte, et viserait à accélérer la modernisation du parc. « C’est un coût très modéré pour permettre d’accélérer les réhabilitations. Les politiques sociales de ces dernières années, comme le repas à 1 euro, ont mis sous tension notre modèle économique. On a servi 40 millions de repas l’an dernier, contre 35 en 2022 » fait-elle valoir.
Aucune date n’est toutefois communiquée. Dans cette interview, la présidente du Cnous promet que la lutte contre les logements insalubres est « une priorité absolue ». Moins de 5% du parc serait vétuste.
Le gouvernement s’est fixé pour objectif la rénovation de 12 000 logements d’ici 2027. Les travaux débuteront par quatre chantiers : la résidence Robespierre à Lille, Grandmont à Orléans-Tours, Lamartine à Dijon et Pascal-Paoli 2 en Corse.
En parallèle, 35 000 nouveaux studios seront construits d’ici 2027, dont 10 000 seront gérés par le Crous, pour un budget total estimé à 115 millions d’euros.
Face à la précarité croissante des jeunes, Bénédicte Durand promet également la suppression des frais de dossier pour les demandes de bourses, qui s’élèvent en moyenne à cinq euros. Les usagers pourront effectuer ces démarches à partir du vendredi 1er mars, sur le site etudiant.gouv.fr





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