Avec une importante hausse des taux au cours des deux dernières années, les banques ont augmenté leurs exigences en matière d’apport personnel pour l’obtention d’un crédit. Et sans surprise, la Provence-Alpes-Côte d’Azur est loin d’être épargnée…
Devenir propriétaire est devenu un grand luxe. Depuis le Covid, les prix de l’immobilier ont connu une hausse sans précédent partout en France. Résultat, le nombre de ventes a chuté en 2023. Seulement 875.000 transactions ont été enregistrées, contre 1,115 million en 2022. Une baisse d’une telle ampleur n’avait pas été observée depuis près de 50 ans.
Dans le même temps, le coût du crédit a explosé, augmentant de plus de quatre fois son montant par rapport aux années précédentes. Une hausse qui a logiquement amputé le pouvoir d’achat des emprunteurs de près de 20% en seulement une année.
D’après une étude publiée par MeilleurTaux, l’apport personnel a considérablement augmenté au cours des deux dernières années. En 2023, le montant moyen mobilisé par les emprunteurs s’établissait à 27.500 euros. À titre de comparaison, les acheteurs présentaient une épargne d’environ 20.000 euros en 2022, et 19.000 euros en 2021.
Un apport personnel presque multiplié par deux en Provence-Alpes-Côte d’Azur
En Île-de-France, les banques demandaient un apport médian de 51.692 euros en 2023, soit le plus élevé du pays. Une augmentation de près de 50% en seulement deux ans. Mais la hausse est encore plus élevée en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
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Dans notre belle région, l’emprunteur type mobilisait 45.000 euros d’épargne pour acquérir son logement l’an passé. En 2021, il demandait 28.000 euros (+ 60,6%). Des chiffres en nette augmentation qui s’expliquent par une hausse considérable des prix de l’immobilier.
Par exemple à Nice, les tarifs moyens sont passés de 5.854 euros le mètre carré, à 6.735 euros en seulement douze mois (+15%). Une tendance qui ne devrait, pour le moment, pas s’inverser.



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