C'est une petite progression, mais les acqué­reurs en Provence-​Alpes-​Côte d'Azur ont regagné du pouvoir d'achat immobilier ces derniers mois. Le début d'une embellie durable ? 

En ce début d'été, où en est le pouvoir d'achat immobilier des Français ? Grâce à un baromètre fourni par Meilleurtaux, nos confrères du Parisien nous donnent des indica­tions pour les 20 plus grandes cités de l'Hexagone. Ils ont pris la base d'une mensualité de 1.000 euros sur 20 ans, à un taux de 4,20%.

Cela offrait une capacité d'emprunt de 162.187 euros. Aujourd'hui, ce montant passe à 169.408 euros, avec un taux descendu à 3,70% en ce mois de juin. Mécaniquement, cela a engendré une hausse du mètre carré. Sur le terri­toire national, la progression est de 3 mètres carrés supplé­men­taires entre décembre 2023 et juin 2024, pour une surface de 54 mètres carrés.

Mais toutes les villes n'ont pas connu la même dynamique. Ainsi, si nous nous concen­trons sur les munici­pa­lités de Provence-​Alpes-​Côte d'Azur, à savoir Nice, Marseille et Toulon, nous sommes plutôt dans le bas du classement. 

Un petit mètre carré de plus à Nice

La capitale maralpine a seulement gagné un mètre carré en six mois. Les condi­tions évoquées plus haut permettent de s'approprier un bien de 33 mètres carrés, ce qui est la deuxième surface la plus petite derrière Paris (18 mètres carrés) et devant Lyon (36). Une donnée qui s'explique par les tarifs très élevés pratiqués sur la Baie des Anges, même s'ils ont tendance à se stabiliser.

Dans le Var, Toulon a aussi glané un mètre carré (49), arrivant en 17e position. Cela peut ressembler à une goutte d'eau, mais l'hémorragie est stoppée, après avoir perdu 45 mètres carrés en quatre ans. C'est un peu mieux dans la commune phocéenne, où le pouvoir d'achat a augmenté de 2 mètres carrés (48). Elle se classe 12e dans cette hiérarchie.

Saint-​Étienne, la grande gagnante 

Nos trois repré­sen­tants restent tout de même loin de Saint-​Étienne, qui a gagné 5 mètres carrés sur la durée étudiée pour atteindre les 123 mètres carrés. Aucune autre grande localité française ne dispose d'une telle surface. 

Ce sont d'ailleurs princi­pa­lement les aires urbaines plus moyennes, à l'image du Havre, de Dijon et de Reims qui ont progressé de 4 mètres carrés. Ajoutons que Lille, Strasbourg et Toulouse sont aussi sur une pente ascen­dante (+4 mètres carrés). 

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Maintenant, reste à observer la courbe des taux de crédit. Si le cycle baissier est entretenu, les poten­tiels acheteurs pourront se réjouir, même sur la Côte d'Azur. Après quatre années de grisaille pour le pouvoir d'achat immobilier, le soleil pointe peut-​être le bout de son nez, même si cela reste encore très timide en région Sud. 

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