Avenue emblématique du cœur de Nice, Jean-Médecin n’est pas qu’un axe commerçant ou une ligne de tramway : elle est aussi le théâtre d’événements festifs qui font vibrer la ville. Casse du siècle en 1976, parades carnavalesques, ou encore spectacles de Noël grandioses… Retour sur trois moments inoubliables qui ont marqué son histoire.
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Le Carnavalina, une nouvelle fête populaire
Samedi 15 février 2025, c’est un petit déferlement qui traverse Jean-Médecin : un tourbillon de couleurs, de fleurs et de musique avec la première édition de la Carnavalina, événement gratuit imaginé dans l’esprit des anciennes cavalcades niçoises.

Près de 300 participants issus des associations locales ont défilé en fanfare sous une pluie de mimosa, accompagnés de compagnies de rue, chars fleuris et personnages fantastiques – poissons géants, méduses volantes, tambours et hippocampes… Le tout dans le thème du « Roi des Océans », en écho à la conférence des Nations Unies sur l’Océan organisée à Nice cette même année.
Christian Estrosi, maire de la Ville, revendique un retour à une fête plus populaire, inclusive et enracinée. Si le grand Carnaval, lancé le soir-même, reste payant, cette version allégée veut répondre à la demande croissante de gratuité exprimée par les Niçois, et réconcilier les habitants avec leur patrimoine festif.
Noël, féerie en déambulation
En décembre, c’est traditionnellement la magie de Noël qui prend particulièrement possession de Jean-Médecin. À la tombée de la nuit, la « Grande Parade » organisée par l’association Nice Shopping déploie son cortège féérique.
Pendant près de deux heures, chars lumineux, danseurs, musiciens, mascottes et acrobates accompagnent le Père Noël dans son majestueux traîneau jusqu’à la place Masséna, sous les yeux émerveillés de milliers de familles.

Plus de 200 artistes ont participé à cette quatrième édition, en 2024, parmi lesquels les emblématiques familles de carnavaliers niçois Povigna et Pignataro. Chaque groupe, venu de Nice, Valbonne, Fayence ou même d’Italie, enrichit la parade d’une touche unique.
Le final, un grand show laser musical sur la place Masséna, clôt l’événement dans une ambiance digne des plus grands spectacles urbains d’Europe. Avec cette initiative, l’avenue Jean-Médecin confirme sa place de cœur battant des festivités niçoises, entre mémoire, culture populaire et célébration contemporaine.
Le « casse du siècle » à la Société Générale
Le 18 juillet 1976, les Niçois se réveillent stupéfaits : un gang vient de pénétrer dans la salle des coffres de la Société Générale, avenue Jean-Médecin, sans déclencher la moindre alarme.
Les cambrioleurs sont passés par les égouts, creusant un tunnel de 8 mètres pendant plusieurs mois, pour atteindre leur cible dans le plus grand secret. Au total, 371 coffres sont vidés, pour un butin estimé à 50 millions de francs, soit plus de 30 millions d’euros actuels. Sur un mur, une inscription laissée à la craie devient légendaire : « Ni armes, ni violence, et sans haine. »

Le photographe Albert Spaggiari, arrêté quelques mois plus tard, avoue être le cerveau de l’opération avant de s’échapper du palais de justice en sautant par la fenêtre du juge. Le butin ne sera jamais retrouvé. L’affaire, aussi rocambolesque que célèbre, aura durablement marqué l’histoire de l’avenue.










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