L’émotion est restée vive ce vendredi à l’hôtel de ville de Nice, où une foule recueillie a rendu un dernier hommage à Lizabete, cette jeune femme de 23 ans froidement abattue dans son véhicule mercredi dernier. Alors que les autorités déploient des moyens considérables pour retrouver le suspect, la ville se fige dans la dignité, marquant une pause dans une campagne électorale pourtant acharnée afin d’honorer la mémoire de la victime et de soutenir ses proches.
- MISE À JOUR… À Nice, le suspect du meurtre d’une jeune femme interpellé après trois jours de recherches
Le silence s’est imposé avec une force rare sous les ors de la République ! Dans un moment d’unité qui tranche avec les tensions habituelles, les élus, les candidats et de nombreux anonymes se sont rassemblés vendredi à la mi-journée à la mairie de Nice pour saluer la mémoire de Lizabete. Cette jeune mère a perdu la vie mercredi, tuée dans sa voiture alors que son bébé se trouvait à ses côtés, une scène d’une cruauté qui a saisi d’effroi l’ensemble de la population azuréenne.
Une ville de Nice unie face à la barbarie
Nous sommes réunis aujourd’hui pour rendre hommage à Lizabete, dont la vie a été prise par un criminel.
Solidairement, Nice partage la souffrance et l’immense peine de la famille et pense aussi à Ayla, 7 mois et orpheline de sa mère qui l’a protégée jusqu’à son dernier souffle. pic.twitter.com/kb5gbn7dLy— Eric Ciotti (@eciotti) January 23, 2026
Pour trois jours, les candidats à la mairie de Nice ont décidé de suspendre leur campagne électorale, mettant de côté les joutes verbales qui animaient la cité depuis des semaines. De l’extrême gauche à l’extrême droite, la quasi-totalité des prétendants au siège municipal était présente dans les salons de l’hôtel de ville. Initialement prévu sur le parvis, le rassemblement a dû être déplacé à l’intérieur en raison des intempéries qui ont frappé la côte.
Quelques centaines de personnes se sont pressées autour des proches de la victime et des membres de la communauté capverdienne, dont elle était issue. Daniel, le compagnon de Lizabete et père de leur enfant, a fait le choix de rester en retrait lors de cette cérémonie empreinte de gravité. Prenant la parole, le maire Christian Estrosi a exprimé la douleur collective de la commune : « Lizabete, nous voulons nous incliner devant vous, vous dire que nous sommes effondrés ». L’édile a fermement dénoncé une barbarie qu’il jugeait évitable.
Rassemblement citoyen en hommage à Lizabete, assassinée ce 21 janvier.
Nous nous tenons aux côtés de ses proches et de sa petite Ayla, 7 mois, orpheline de sa maman. pic.twitter.com/KFuzzWmqSo— Christian Estrosi (@cestrosi) January 23, 2026
La traque internationale du suspect et l’enquête en cours
Sur le front de l’enquête, les investigations progressent sous la direction du procureur de Nice, Damien Martinelli. Ce dernier a confirmé que deux mandats d’arrêt, l’un national et l’autre européen, ont été délivrés à l’encontre du principal suspect, toujours activement recherché par les forces de l’ordre. La piste intrafamiliale est actuellement privilégiée par les enquêteurs chargés de faire toute la lumière sur cet acte atroce.
Lizabete a été la cible de plusieurs tirs mercredi en fin d’après-midi, alors qu’elle circulait à une intersection située à proximité d’un établissement scolaire. Son agresseur circulait à scooter. Dans l’habitacle, la petite Ayla, âgée de seulement sept mois, est restée miraculeusement indemne dans son siège bébé. Les soupçons des policiers se portent désormais sur un homme de 45 ans, ancien compagnon de la mère de Daniel, qui aurait emprunté le deux-roues utilisé lors du meurtre.
Le statut de « pupille » pour la petite Ayla
Le passé du suspect pèse lourdement dans le dossier criminel. La semaine précédant le drame, cet individu avait déjà été placé en garde à vue pour des faits de violences aggravées sur la mère de Daniel. Bien qu’il ait été placé sous contrôle judiciaire avec une interdiction stricte d’approcher cette femme lors de son défèrement dimanche, l’homme était en liberté au moment des faits. Face à ce drame, la municipalité a annoncé que la ville allait accorder à la petite Ayla le statut de pupille de Nice afin de garantir son accompagnement et son avenir.
Christian Estrosi a conclu son intervention avec une promesse solennelle pour l’avenir de l’enfant : « Et je veux qu’à Nice, quand elle aura 23 ans, comme vous, elle vive dans une ville où les hommes violents seront empêchés d’assassiner les femmes, les filles et les mamans ». À la fin d’une minute de silence poignante, seuls les sanglots des proches ont rompu le calme pesant de l’assemblée, aucun d’entre eux n’ayant souhaité s’exprimer devant la presse.
Nice-Presse avec des contenus de l’AFP









L’actuel maire de Nice est prêt à tout pour se faire remarquer et surtout bien voir ! Le cumul de récupération politique devient insupportable. Il est évident qu’il essaie de tirer profit de ce crime odieux. Aurait-il organisé un tel rassemblement - en mairie - hors période électorale ? Aurait-il déclaré à peine quelques heures après ce drame horrible que le bébé serait « pupille de la ville » alors qu’il y a une famille qui pleure cette jeune femme et que ce bébé a bien heureusement encore son papa ? Je ne crois pas ! Monsieur Estrosi, le respect … Vous connaissez ?