Encore à ses balbutiements, le comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2030, désormais dirigé par Cyril Linette, amorce lentement son déploiement, avec pour priorité de structurer ses équipes et définir son identité, à moins d’un an des JO de Milan-Cortina qui marqueront un premier jalon stratégique.
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JO d’hiver 2030 : un comité d’organisation en construction
Le comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2030, désigné en janvier, commence à peine à se mettre en place. « C’est une start-up, on est sept, huit, et on est encore à chercher où sont les câbles pour installer les imprimantes », a déclaré mercredi Cyril Linette, nouveau directeur général, lors d’une table ronde au Sénat. Nommé il y a moins d’un mois, l’ancien patron du PMU a souligné le caractère embryonnaire de la structure.
Le chantier est immense : « Il faut construire les équipes, un état d’esprit, une vision (…), recruter une DRH, un directeur financier, un responsable juridique, un patron des opérations, une personne pour la marque et la communication », a-t-il détaillé aux côtés d’Edgar Grospiron, président du COJO.
Une échéance clé dès les JO de Milan-Cortina en 2026
Pour Cyril Linette, les JO d’hiver de Milan-Cortina en février 2026 seront un premier test : « À ce moment-là, il faudra qu’on soit déjà identifié, qu’on ait une identité, un logo, un emblème, une carte », a-t-il affirmé. L’événement servira de vitrine pour affirmer la crédibilité du comité tricolore sur la scène internationale.
Depuis la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024, le projet a subi de nombreux retards, notamment pour l’obtention des garanties financières, la nomination d’un président après la défection de Martin Fourcade, puis celle d’un directeur général. En attendant la montée en puissance du COJO, une mission pilotée par Étienne Thobois, ancien DG des JO de Paris 2024, est en soutien.
Un budget de 2 milliards d’euros à maîtriser, une loi olympique imminente
Le délégué interministériel aux JO, Pierre-Antoine Molina, a rappelé l’urgence : « On est sur des délais très serrés et inédits, la première urgence, c’est la réalisation des infrastructures ». Il a confirmé la présentation jeudi en Conseil des ministres de la future loi olympique.
Le budget du COJO s’élève à ce stade à 2 milliards d’euros, dont 500 millions de concours publics (avec 362 millions financés par l’État). « La volonté, c’est que ces concours n’augmentent pas d’ici la rentrée », a-t-il précisé. Des inspections, notamment de Bercy, sont en cours pour évaluer les premières estimations des travaux.
Enjeux environnementaux : la question de la neige anticipée
Interrogé sur les enjeux climatiques, Edgar Grospiron a rassuré les sénateurs en évoquant la technique du stockage de neige : « Le stockage de neige d’une année sur l’autre permet de garantir une livraison d’une épreuve olympique ou mondiale ». Au Grand-Bornand, site du biathlon en 2030, « 30.000 mètres cubes ont été stockés cette année », a-t-il précisé.



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