Renaud Muselier et Eric Ciotti se sont retrouvés lundi pour une réunion décisive concernant l’accueil des épreuves de glace des JO 2030 à Nice. Un accord définitif sur le financement et l’implantation des sites doit intervenir d’ici la fin de la semaine.
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L’équilibre est précaire mais le dialogue n’est pas rompu. « On est sur un fil, mais le fil est toujours tendu et on n’est pas tombés du fil. On a la semaine », a déclaré Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, à l’issue d’une rencontre entre les parties prenantes des Jeux olympiques d’hiver.
Cette situation marque une accalmie après un blocage apparent vendredi dernier, où Renaud Muselier et Eric Ciotti, le nouveau maire de Nice, s’opposaient publiquement sur la gestion du dossier.
Des solutions techniques pour les épreuves de glace
Le Comité d’organisation (Cojop) a précisé dans un communiqué que les acteurs du projet ont « convenu d’un commun accord de poursuivre l’examen technique des hypothèses en matière d’implantation et de financement permettant d’accueillir à Nice les épreuves de glace, dans le strict respect des enveloppes budgétaires ».
La ville de Nice doit théoriquement devenir le centre névralgique des sports de glace en recevant le patinage artistique, le hockey sur glace, le short-track et le curling, en plus d’un village olympique et du centre des médias.
Eric Ciotti s’est montré optimiste après ces échanges : « Je me réjouis de ces avancées positives », a-t-il affirmé. Cependant, un point de friction majeur subsiste concernant le hockey sur glace. Renaud Muselier a d’ailleurs résumé la situation ainsi : « Tout est ok, sauf le hockey ».
Le stade Allianz Riviera au cœur des débats
Le désaccord porte sur le projet de couvrir temporairement le stade de football de l’Allianz Riviera. Cette option priverait l’OGC Nice de son enceinte durant plusieurs mois, ce qui constitue « une ligne rouge absolue » pour Eric Ciotti.
Le maire de Nice a présenté des options alternatives durant le week-end. Ces propositions sont désormais à l’étude sous l’égide de Michel Cadot, qui assure l’intérim au Cojop. « M. Cadot a dit qu’il fallait les étudier et on a jusqu’à la fin de la semaine », a ajouté Renaud Muselier.
Malgré ces ajustements techniques, la volonté de maintenir le pôle littoral reste forte. Selon le président de région, « tout le monde veut Nice » et « il y a un fort attachement au pôle niçois, qui avait beaucoup séduit le CIO ». Il a également précisé que le maire de Nice s’est entretenu avec le président de la République sur ce sujet.
Réorganisation interne du comité d’organisation
Parallèlement aux discussions locales, le Cojop prépare sa restructuration. Un nouveau directeur général sera désigné le 11 mai prochain pour remplacer Cyril Linette, dont le départ en février résultait de désaccords avec le président Edgar Grospiron. Deux noms se dégagent déjà pour ce poste.
L’instance a également abordé un rapport de l’inspection générale portant sur sa gestion. Le Cojop indique que les clarifications apportées par la présidence ont permis de répondre aux interrogations concernant le management et l’organisation des prochaines échéances olympiques.
Ce qui est important
- Le sort de Nice comme ville hôte des épreuves de glace se joue cette semaine lors de nouvelles réunions techniques cruciales.
- Le blocage politique entre la Région et la Ville s’estompe au profit d’une étude de solutions alternatives pour éviter l’occupation prolongée de l’Allianz Riviera.
- Le Comité d’organisation stabilisera sa direction le 11 mai pour sécuriser la préparation des Jeux après une période de turbulences internes.



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