La course contre la montre est lancée pour les épreuves de hockey sur glace des Jeux olympiques d’hiver 2030. Alors que l’option niçoise à l’Allianz Riviera suscite de vives oppositions locales, la société Paris Entertainment Company a officiellement déposé sa candidature ce jeudi pour accueillir la compétition dans la capitale.
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Le dossier des JO 2030 connaît un tournant majeur avec l’annonce de Paris Entertainment Company. La structure, qui exploite l’Accor Arena et l’Adidas Arena, a « déposé sa candidature pour accueillir des matchs de hockey sur glace », confirmant une information initialement révélée par Le Parisien.
Cette proposition intervient dans un climat de tension concernant le site initialement prévu dans les Alpes-Maritimes. Le projet de transformer le stade de football de l’Allianz Riviera en patinoire olympique se heurte à un refus catégorique de la nouvelle municipalité niçoise.
Le maire de Nice, Éric Ciotti (UDR-RN), s’oppose fermement à cette configuration technique. L’installation des infrastructures de glace priverait en effet le club de football résident de son enceinte habituelle durant plusieurs mois consécutifs.
Face à cette impasse, le gouvernement cherche désormais des voies de sortie. « On est en train de regarder pour avoir une solution alternative », a déclaré mardi Marina Ferrari, ministre des Sports, tout en précisant que la ville de Nice demeure « un atout phare » du projet global.
L’expertise de la capitale comme argument de poids
Pour appuyer son dossier, Paris Entertainment Company mise sur ses récents succès logistiques. Cette société d’économie mixte, dont la Ville de Paris est l’actionnaire majoritaire, met en avant son « expérience dans l’organisation de grands événements sportifs ».
L’exploitant souligne également « son engagement dans les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ». Durant l’été dernier, l’Accor Arena a servi de cadre aux épreuves de gymnastique et aux phases finales de basket-ball.
Le hockey sur glace n’est pas une discipline inconnue pour l’enceinte de Bercy. Depuis 2007, le site accueille presque chaque année la finale de la Coupe de France de la discipline, démontrant sa capacité technique à produire et maintenir une surface de glace de haut niveau.
Paris n’est toutefois pas la seule ville sur les rangs pour supplanter le stade niçois. Début avril, Grégory Doucet, le maire écologiste de Lyon, avait lui aussi manifesté son intérêt pour recevoir les compétitions de glace initialement attribuées au sud de la France.
Une décision imminente sur la carte des sites
Le calendrier s’accélère pour les instances olympiques et les élus régionaux. Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a indiqué que le sort des épreuves de glace à Nice devrait être tranché avant la fin de cette semaine.
Cette annonce fait suite à une réunion de travail entre les différentes parties prenantes de l’organisation des Jeux. Malgré l’incertitude sur le hockey, Nice reste la destination théorique pour le patinage artistique, le short-track et le curling.
La ville doit également héberger un village olympique et le centre des médias. La stabilisation définitive de la carte des sites est une étape cruciale avant l’officialisation attendue pour la fin du mois de juin.
Ce qui est important
- Le blocage politique à Nice concernant l’utilisation de l’Allianz Riviera oblige les organisateurs à chercher des sites de repli pour le hockey sur glace.
- Paris se positionne officiellement comme candidat sérieux en s’appuyant sur les infrastructures éprouvées lors des JO d’été 2024.
- La décision sur le maintien ou le transfert des épreuves de glace hors de Nice est attendue d’ici quelques jours, avant la validation finale de la carte olympique en juin.
Nice-Presse avec AFP



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