La carte définitive des sites des Jeux d’hiver des Alpes sera arrêtée d’ici la fin du mois de juin, marquant le lancement d’une vaste campagne d’information auprès des résidents. Dès la rentrée de septembre, les organisateurs arpenteront les vallées concernées pour détailler les chantiers, répondre aux inquiétudes et encadrer la transformation des territoires.
Les plans d’architecte et les futurs chantiers s’invitent doucement dans le quotidien des montagnards. Alors que le tracé des épreuves approche de sa forme définitive, le temps de l’échange direct avec la population se prépare. Dès l’automne, les instances dirigeantes prendront la route pour aller au contact des résidents.
Une série de rencontres s’organisera spécifiquement « dans les principaux bassins de vie accueillant des compétitions, des infrastructures olympiques et paralympiques ou des hébergements ».
Le patron du comité d’organisation, Edgar Grospiron, s’impliquera personnellement dans cette démarche en participant à ces tournées locales. Le nombre d’étapes reste encore à définir.
L’intention est de « présenter le projet et son organisation, informer sur les sites, les enjeux environnementaux et les retombées territoriales, répondre aux interrogations et recueillir les attentes et contributions des territoires ».
Les premiers retours se font entendre à Briançon
L’entité chargée de sortir de terre la quarantaine d’ouvrages nécessaires, la Solideo, a déjà activé son dispositif de recueil d’avis.
Une plateforme en ligne centralise les observations des citoyens depuis quelques jours. Les regards se tournent particulièrement vers les Hautes-Alpes, où les opérations concrètes se dessinent.
Les avis ciblent déjà l’aménagement du village des athlètes prévu à Briançon. Un autre dossier local concerne la création de voies de circulation dédiées aux transports en commun dans le Briançonnais, conçues pour l’événement mais destinées à perdurer par la suite.
Cette procédure numérique « doit permettre d’expliquer les objectifs, de rendre les opérations compréhensibles, de recueillir les attentes et les vigilances, d’anticiper les contraintes techniques, foncières ou réglementaires ».
La justice tranche sur la méthode de consultation
Le déploiement de ces infrastructures massives engendre de vives réactions sur le terrain. Le Collectif citoyen JOP 2030 a multiplié les recours devant les tribunaux administratifs de Lyon, Marseille et Paris pour exiger une sollicitation populaire globale.
Une première victoire d’étape avait été obtenue au mois de janvier. Le juge des référés marseillais exigeait alors davantage de transparence autour des opérations.
Toutefois, le Conseil d’Etat a balayé cette ordonnance en avril dernier. La plus haute juridiction administrative française a stipulé que l’implication populaire « n’a pas à prendre la forme d’un débat public sur l’ensemble de ces travaux ».
Le droit restreint finalement les discussions aux seules opérations spécifiques et impactantes : « C’est sur les différents projets concourant à l’organisation des Jeux, lorsque leur incidence sur l’environnement le justifie, que le public devra être consulté ».
Ce qui est important
- Les habitants des bassins accueillant les épreuves ou les hébergements pourront échanger avec le comité d’organisation et Edgar Grospiron lors de réunions programmées dès septembre.
- Les opérations d’aménagement à Briançon, incluant le village des athlètes et les futurs axes de transport en commun, font déjà l’objet d’une consultation citoyenne en ligne.
- La justice écarte la tenue d’un débat public global sur l’événement, limitant les procédures de consultation aux projets dont l’impact environnemental le nécessite.
Nice-Presse avec agence





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