Quelques jours après avoir démissionné de la présidence de la Métropole de Nice à la surprise générale, Christian Estrosi a été largement réélu vendredi à la tête d’un exécutif débarrassé des soutiens de son rival Eric Ciotti et du Rassemblement national.
- À LIRE AUSSI… Réélu président, Estrosi promet « nouvelle gouvernance » et renouveau pour la métropole de Nice
Sur les 120 votants pour 133 conseillers métropolitains, celui qui est aussi maire de Nice a recueilli 93 voix contre 21 pour Christophe Trojani, maire ex-LR de Villefranche-sur-Mer, qui se présentait face à lui.
« La clarification que je souhaitais, lorsque je vous ai présenté ma démission le 10 juillet, a bien eu lieu. Ni lepéniste ni mélenchoniste dans cet exécutif : c’est pour nous tous une ligne rouge absolue », a dit M. Estrosi après le scrutin, assurant ne fermer la porte à personne « tant que le refus de la compromission avec les extrêmes est clairement affirmé ».
Décrite par Philippe Vardon, du groupe d’extrême-droite Retrouver Nice, comme « une manœuvre politicienne visant à débusquer les estro-sceptiques », ce scrutin a permis de renouveler l’exécutif notamment en privant de sa fonction de vice-président Xavier Beck, le maire de Cap d’Ail, qui avait soutenu Éric Ciotti, député niçois et président des LR ralliés au Rassemblement national, lors de la campagne des législatives.
M. Beck avait félicité sur X Éric Ciotti pour son élection et salué celles de Bernard Chaix et Christelle D’Intorni, les deux autres députés LR-RN des Alpes-Maritimes.
Dénonçant des « oukases », M. Beck a estimé « la politique n’a rien à faire dans cet hémicycle (…), ce n’est pas le mandat que j’ai reçu de mes électeurs ».
- À LIRE AUSSI… Nice : les partisans d’Eric Ciotti, « des opportunistes qui exploitent le racisme » accuse la gauche locale
Après la démission surprise de Christian Estrosi, les 133 conseillers métropolitains avaient été destinataires d’un courrier les invitant à adhérer à un nouveau groupe de « Rassemblement républicain » créé par les proches président de président de la métropole, ce que 94 d’entre eux ont fait.
« Ce n’est pas une clarification, c’est une purge, ce n’est pas une lutte contre les extrêmes, c’est la campagne municipale de 2026 qui commence », a commenté après le vote Jean-Christophe Picard, élu écologiste d’opposition.
D’autres maires réfractaires devraient également, dans les semaines à venir, se voir privés de leur poste de président de commission.
La métropole Nice Côte d’Azur, la première créée en France en 2011, regroupe une cinquantaine de communes pour 560.000 habitants, dont 350.000 à Nice-même, et s’étend du littoral méditerranéen jusqu’aux premières cimes du massif du Mercantour.



Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.