Alors que les aiguilleurs du ciel entament une grève jeudi et vendredi, le ministre des Transports Philippe Tabarot durcit le ton et défend une réforme jugée essentielle.
Face à une mobilisation annoncée des contrôleurs aériens, Philippe Tabarot s’est dit « résolu à tenir bon ». Lors du congrès de la Fédération nationale de l’aviation et de ses métiers (Fnam), il a dénoncé les revendications syndicales, notamment celle d’abandonner les dispositifs de pointage à la prise de poste.
Le ministre reste ferme
« Les revendications portées par des syndicats minoritaires sont inacceptables », a martelé le ministre. Il juge problématique le choix d’une grève pendant les grands départs en vacances et refuse de remettre en cause des engagements déjà actés.
« Je ne céderai pas sur cette réforme indispensable », a-t-il insisté, soulignant qu’il en allait de la sécurité aérienne et du sérieux de la profession.
Le pointage en cause
La réforme contestée prévoit l’obligation de pointer à la prise de poste. Elle a été décidée après un incident grave à Bordeaux fin 2022, quand deux avions ont failli se percuter. Un rapport du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) avait pointé des manquements dans l’organisation du travail des contrôleurs.
Trafic perturbé
La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a demandé l’annulation de nombreux vols : 25 % à Paris-CDG, Orly et Beauvais ; 50 % à Nice, Bastia et Calvi ; et 30 % à Lyon, Marseille, Montpellier, Ajaccio et Figari. D’importants retards sont aussi à prévoir sur l’ensemble du territoire.
« Il en va de la sécurité des vols », a conclu Philippe Tabarot, déterminé à maintenir la réforme malgré les tensions avec une partie des syndicats.
Avec AFP










Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.