Une part des salariés de Nice-Matin réclame à ses dirigeants bien davantage de moyens et une stratégie plus claire. À défaut, le principe d’une nouvelle grève pourrait être mis au vote, promet l’antenne locale du SNJ, ce jeudi.
Pas de Nice-Matin, de Var-matin ou de Monaco-Matin dans les boîtes aux lettres ce 13 mars. Le groupe est touché par un mouvement de grève qui pourrait bien se répéter, d’après les représentants des personnels.
Les problématiques soulevées sont très diverses. « La rédaction a voté à la majorité une motion de défiance contre le comité de direction » actant notamment, selon le SNJ - Syndicat national des journalistes - « une dégradation devenue insupportable des conditions de travail, à la suite de dizaines de départs depuis 5 ans », conséquences de démissions et de clauses de cession depuis l’arrivée du nouveau propriétaire, Xavier Niel, sur cette période. Sont ainsi pointés des risques de burn-outs liés à un surcroît de travail pour les salariés.
Il y a une dizaine de jours, les titres présentaient une toute nouvelle formule, très proche dans le fond comme dans la forme du journal Le Parisien. « Un cache misère » brocardaient déjà les syndicalistes. Ce jeudi, ils s’attristent d’un « décalage » entre les ambitions affichées par la direction, et la réalité des moyens alloués.
Motion de défiance de la rédaction contre le comité de direction. #NiceMatin #VarMatin #MonacoMatin #presse #medias #journalisme #Nice06 #PQR #social #Monaco #Var #Toulon #AlpesMaritimes @Nice_Matin@Var_Matin @Monaco_Matin @Alliance_Presse (1) pic.twitter.com/EFkGNVh4d9
— Rodolphe Peté (@Rodolphp) March 13, 2025
Ce point-ci est rituellement et totalement démenti par la chefferie des titres, mais le SNJ estime de son côté « qu’il existe un grand écart entre l’indépendance éditoriale vantée et les accointances maintenues avec les pouvoirs en place ». Par ailleurs, il s’émeut « d’une confusion entretenue entre un groupe de presse et un groupe de communication », soulignant un éventuel « mélange des genres ».
Plus généralement, le SNJ reproche à l’actionnaire de ne pas avoir tenu l’ensemble de ses engagements de 2019 et, tout comme la CGT, s’inquiète vivement du projet d’imprimerie dont les contours, les investissements et l’effet sur les employés resteraient flous.
L’ensemble de ces questions et quelques autres seront au menu d’une assemblée générale fixée au 18 mars. Et de préciser, toujours ce jeudi : « La rédaction attend une réponse concrète (…) et a acté le principe, le cas échéant, d’enclencher un mouvement de grève ». Le contradictoire de la direction, par voie de communiqué de presse, est évoqué.
Le groupe faisait aussi l’actualité ces derniers jours puisque son directeur adjoint des rédactions confirmait son départ imminent pour le Midi Libre.










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