Fabrice Decoupigny est le candidat écolo­giste investi par le Front populaire pour ces élections légis­la­tives anticipées. Sa circons­cription, la cinquième, s'étend de la Plaine du Var jusqu'aux vallées niçoises. Il est notre invité, avec RCF Radio.

Les propositions concrètes

"La dette ne nous inquiète pas. La France n'a jamais été aussi riche de son histoire. Combattre plus effica­cement la fraude fiscale et taxer les trajets en avion - via une imposition du kérosène - permet­trait de réunir des moyens".

"Il faut créer une nouvelle entre­prise indus­trielle publique, un grand service public innovant, pour mieux investir dans le renou­ve­lable et faire baisser le coût de l'énergie".

"Il faut pleinement rétablir la police de proximité contre le narco­trafic. Le sujet est aussi social. Il y aura des atteintes aux biens si on supprime les revenus apportés par le crime organisé. Il faut aussi dépéna­liser les drogues douces, pour financer une réelle prévention pour les jeunes".

Les phrases à retenir

Fabrice Decoupigny est-​il à l'aise dans une union où l'on trouve des person­na­lités et des forma­tions pas nettes pour ce qui est de l'antisémitisme, du terro­risme en Israël ou de la haine anti-​policier ? "Nous avons construit ce nouveau Front Populaire sur un programme social et républicain. La France insoumise a rejoint nos positions. François Hollande et Raphaël Glucksmann se retrouvent dans cette alliance".

Parmi les inves­ti­tures, on trouve un antifa fiché S et Philippe Poutou, qui insultait le président de la République à la télévision il y a encore quelques jours, ce NFP est-​il à la hauteur de l'enjeu ? "On montre la gauche avec un couteau dans la bouche alors que ce n'est pas le cas" répond Fabrice Decoupigny.

"Du côté de la France insoumise, parfois, ils ne sont pas clairs sur le commu­nau­ta­risme, et sur l'antisémitisme. Ce n'est ni le cas des socia­listes, ni des commu­nistes, ni des écolo­gistes. Il n'y aura pas de Premier ministre de la LFI, et sûrement pas Jean-​Luc Mélenchon".

"Le Rassemblement national, c'est l'imposture sociale. Sur la question de la réforme des retraites, ils sont incohérents".

"En tant que député, je ne serai pas dans le coup d'éclat permanent. L'agitation pour l'agitation, ça ne mène à rien. Mais il faudra donner de la voix".

La zone commentaires n'est pas ouverte pour cet article.